École du Sacré-Cœur, 1ère classe, Villevêque (1949)

#52Ancestors – 3 – Ma photo préférée

J’ai longtemps hésité avant de choisir cette photo de classe, prise à Villevêque en 1949, peu de temps après la fin de la seconde guerre mondiale… J’avais tout d’abord une toute autre idée pour illustrer le thème de la troisième semaine du défi #52 Ancestors…

Mais aujourd’hui est un jour spécial ! C’est un anniversaire ! Alors voilà pour toi, Maman, une photo que j’adore !

Villevêque, école du Sacré-Coeur, Première Classe, 1949

Je ne me lasse pas de regarder ces visages, de scruter ces regards, de sonder ces yeux noirs, si profonds, si vivants … Ces filles me regardent… La plupart me sourient, quelques unes rient presque aux éclats, certaines sont un peu mélancoliques, mais toutes semblent si tendres et si bienveillantes.

Je ne me lasse pas d’étudier leurs cheveux, découvrant ici une barrette, prête à tomber, là une natte, bien relevée et attachée soigneusement, ou là encore une mèche rebelle, que rien ne peut discipliner…

Mon regard s’attarde sur les bras croisés avec détermination d’une toute petite écolière, voltige de col en col, la plupart claudine, mais plus ou moins sages, note un curieux tablier à fleurs, avise quelques chandails aux boutons tout ronds et bien alignés, devine enfin quelques brillants ornant certaines petites oreilles…

Mes yeux se dirigent vers le bas… Oh ! la boue des chemins ! Tant de lacets, aux nœuds si parfaits pourtant ! Et ces petits genoux blancs… !

Reprenons de la hauteur. L’arbre est encore vert et, quelque part, dans l’ombre, quelqu’un veille et prie dans son alcôve de pierre…

Quelques détails…


Au plus joli des sourires !

Maman et sa petite sœur…

Bon anniversaire Maman !


16 réflexions sur “École du Sacré-Cœur, 1ère classe, Villevêque (1949)

  1. Très heureux anniversaire Malou.
    Ces petites filles,dont certaines devaient faire plusieurs kilomètres à pieds ou sur leurs petits vélos ,bien mal équipées ,sans gants les jours d’hiver…
    J’ai le souvenir des petits doigts meurtris par les engelures qui avaient du mal à maitriser le porte-plume (« Sergent Major »).
    Dans les années 1950, les crayons billes,n’avaient pas encore fait leur apparition à l’école ,le plastique non plus,c’était un privilège d’en posséder un .
    Il fallait aller en ville pour s’en procurer et c’était l’évènement.
    Merci Françoise.

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  2. On a l’impression de te reconnaître, Françoise, avec ta soeur Claire !
    C’est une chance cette photo pleine de vie et pleine d’histoire aussi : tous ces vêtements cousus mains ou tricotés (le prêt-à-porter n’existait pas encore). Je pense que la boue des chaussures vient plus simplement de la cour en terre battue.
    C’était pourtant impressionnant la venue du photographe ! Il fallait rester sage, longtemps, sans bouger, et surtout regarder le photographe disparaitre sous un grand voile noir et attendre, attendre la sortie du petit oiseau … qui ne sortait jamais…

    J’aime

  3. Moi j’étais à l’Immaculée Conception d’Angers détruite par un bombardement en 1944 car près de la gare. Des Religieux avaient prêté une propriété dans laquelle on nous faisait l’école grâce à des baraquements construits à la hâte et dans lesquels nous avions bien froid, où l’encre gelait parfois et même nous fûmes envahis par des chenilles processionnaires ! Bon anniversaire à votre Maman, moi j’ai un an de plus qu’elle depuis octobre dernier. Mais combien les coiffures, les habits, les blouses étaient identiques à la photo pour laquelle mes parents avaient fait des efforts afin de garder un. souvenir…

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