D comme DOUBLON ou l’apprentissage de la prudence (leçon 2)

Aujourd’hui j’abandonne quelque temps les anomalies de mon arbre et je me penche sur les « doublons potentiels ».

A priori, j’ai 25 doublons potentiels environ. Voici le premier doublon que me propose Geneanet.

Il s’agit donc de Perrine ALBERT, épouse de Pierre ONILLON et fille de Pierre ALBERT et de Marie BENESTAU. Est-elle la même que Perrine ALBERT, également épouse de Pierre ONILLON, mais fille de René ALBERT et de Perrine MERCIER ?

Direction mon arbre sur Heredis où le verdict ne se fait pas attendre ! Il y a bien deux Perrine ALBERT bien distinctes. La première, dont je descends, a épousé Pierre ONILLON, fils de Pierre ONILLON et de Michelle BLOUIN, le 5 février 1777 à Melay ; tandis que la seconde a épousé un autre Pierre ONILLON, fils de Jean ONILLON et de Jeanne VIAU, le 20 février 1781 à Gonnord.

Malheureusement, je ne vois nulle part comment supprimer cette proposition ..

Voyons le doublon suivant.

Très curieusement, il semble exister deux Françoise BEAUVAIS mariées toutes deux à un Jean PERRINEAU. L’un des couples a vécu bien avant le second et d’ailleurs, Jean PERRINEAU second serait le fils de Jean PERRINEAU premier. Voici ce que cela donne :

Aussi curieux que cela puisse paraître, les deux couples semblent bien distincts. Le 14 janvier 1638 est inhumée Françoise BEAUVAIS, veuve de Jean PERRINEAU. Elle demeurait à Villevêque, aux Chardons.

Le 14è janvier 1638 a esté inhumé dans le petit cimetiere de Villevesque le corps de Françoise BEAUVAIS vivante veufve feu Jehan PERRINEAUX décédée au village des Chardons.

On trouve aisément l’acte de décès de Jean PERRINEAU quelques années auparavant, le 20 mars 1631. Il ne peut y avoir d’ambiguïté, puisque l’acte le déclare expressément mari de Françoise BEAUVAIS.

Le 20 mars 1631 a esté ensepulturé le corps de Jehan PERRINEAUX mari de Françoise BEAUVAIS au petit cimetiere.

Or, le 15 avril 1638, alors que Françoise BEAUVAIS et Jean PERRINEAUX sont bien décédés, est baptisé une petite fille, Françoise, fille de Jean PERRINEAU et de Françoise BEAUVAIS. L’acte est d’ailleurs très explicite.

Le 15 apvril 1638 en l’église de Villevesque par moy prestre soubz signé chappelain d’icelle, a esté baptisée une fille appartenant à Jehan PERRINEAULX et à Françoise BEAUVAIS sa femme et a esté nommée Françoise par Jehan BEAUVAIS qui a esté parain et par Françoise PERRINEAULX fille de deffunct Jehan PERRINEAULX et Françoise BEAUVAIS qui a esté maraine, tous du village de Souvigné, lesquelz ont dict ne scavoir signer.

Encore un doublon qu’il faudrait que j’élimine de la liste de mes doublons potentiels…


Vignette – Manufacture Chapillon. Papier à motif répétitif. Motif répétitif à un chemin de branche ascendante sinueuse portant des bouquets de fleurs en camaïeu, sur un fond de basin – Paris, 1800. (GallicaBnF)

5 réflexions sur “D comme DOUBLON ou l’apprentissage de la prudence (leçon 2)

  1. Mes petits-enfants, par leur grand-père maternel ont des ancêtres Onillon mais je remonte à La Pommeraye, St-Florent etc… Par hasard dans le précédent Ehpad où j’était auparavant, un couple était Onillon de Gonnord. Je recherche et je vous remets un commentaire.

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  2. Revue généalogie Onillon départ de Gonnord, bien retrouvé x Onillon x Albert. Au-delà, c’est Sainte-Christine etc… Connaissez-vous l’histoire de la Mère Onillon ? Il se trouve que grâce au site de la Vendée Militaire, j’ai retrouvé cette histoire (Révolution – biens rachetés…). Si mes ex-collègues d’Ehpad et moi ou mes petits-enfants, nous n’avions rien à voir avec les Onillon… par contre eux étaient lointains parents de ladite Mère Onillon. Par contre eux et moi étions cousins lointains par la famille Gouzil toujours de Gonnord (Valanjou) !

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    1. On cousine donc presque toujours par un bout ou par l’autre… ! Non je ne connais pas l’histoire de la mère Onillon, mais vous avez piqué ma curiosité et je vais m’y pencher… dès que possible !
      Merci pour ces commentaires !

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  3. Dommage qu’on ne puisse pas supprimer ces faux-doublons. J’avoue ne pas avoir regardé cette fonctionnalité, pour l’instant, travaillant peu « en ligne » sur mon arbre.
    L’avantage, c’est que ça peut nous forcer, en vérifiant, à creuser davantage sur ces doublons potentiels et trouver de nouvelles informations (faut positiver ^^).

    Aimé par 1 personne

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