B comme BIZARRE ou l’histoire de la mystérieuse aïeule de Jacques MEIGNAN

Je poursuis mon exploration des anomalies enregistrées par Geneanet sur mon arbre. Voici l’histoire de Jeanne BARILLET, mystérieuse aïeule de Jacques MEIGNAN.

Lorsque Jacques MEIGNAN se marie, en 1692, on mentionne que son aïeule, Jeanne BARILLET, lui a fourni un certificat de consentement par écrit.

Le très long acte de mariage de Jacques MEIGNAN, 9 janvier 1692, Chemillé Saint-Gilles – (AD49)

Or, Jacques MEIGNAN, qui est le fils de Pierre MEIGNAN et de Julienne BOUCHET, se trouve être le neveu de Mathurine MEIGNAN, mon aïeule à la onzième génération. Sa grand-mère m’intéresse donc au plus haut point !

En effet, de deux choses l’une : soit Jeanne BARILLET est la grand-mère paternelle de Jacques MEIGNAN, et alors elle est mon ancêtre à la douzième génération, soit il s’agit de sa grand-mère maternelle et là, elle n’est que la mère de l’une de mes belles-sœurs par alliance…

Comment le savoir ?

Jeanne BARILLET est encore vivante en 1692, au mariage de son petit fils, Jacques MEIGNAN.

Il me suffisait de lire quelques pages de registre pour découvrir son acte de décès dans lequel je trouve les informations qui me manquaient. Je peux ainsi déclarer avec certitude qu’elle est bien la grand-mère paternelle de Jacques MAIGNAN et donc mon ancêtre également !

Acte de décès de Jeanne BARILLET, le 20 décembre 1693, La Jumellière – (AD49)

Le 20 jour de decembre 1693 a esté par nous curé soussigné inhumé au grand cimetiere le corps de deffunte Jeanne BARILLÉ en son vivant veuve François MEIGNAN décédée de la nuit dernière en ce bourg, agée de quatre vingt unze ans, ont estés présents René METIVIER gendre, Jacques MEIGNAN petit fils de ladite deffunte, sont de cette paroisse et ne savent signer.

Ainsi puis-je aussi mettre un prénom – François – sur le mari de Jeanne BARILLET dont je n’avais pour lors aucune trace…

Et je ne peux m’empêcher d’imaginer Jeanne BARILLET comme une femme hors du commun ! En effet, peu de grand-mères sont citées comme elle lors du mariage de leur petit-fils, surtout lorsque l’on songe qu’elle avait alors presque 90 ans ! Enfin, une dernière question se pose : savait-elle réellement écrire ? Sans doute que non puisque son consentement est « signé à la requête Gabriel BOURREAU, sergent« … Mais cela reste à vérifier.


Vignette– Manufacture Jacquemart et Bénard. Bordure. Deux bandes de frise principale en ligne sinueuse de lilas et boule de neige, 1799. (GallicaBnF)

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5 réflexions sur “B comme BIZARRE ou l’histoire de la mystérieuse aïeule de Jacques MEIGNAN

  1. Mémée Jeanne est morte à 91 ans en 1693 ! C’est notre plus vieille mamie connue ?
    C’est sans doute parce qu’elle est née deux ans après le siècle, 1600, qu’on savait son âge. Enfin, peut-être ?
    C’est sans doute aussi parce que les parents de Jacques Maignan étaient décédés que la mamie a donné son consentement par écrit pour le mariage de son petit-fils et que, sans doute, très âgée (90 ans), elle ne pouvait plus se rendre au mariage…
    On ne peut faire que des suppositions…
    Donc cette aïeule a traversé quasi tout le 17e siècle. Quelle santé ! Une bien belle bizarrerie !

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