Les enfants naturels de Fougeré, 1822-1838

On les appelle enfants trouvés, exposés, naturels, abandonnés… ou encore illégitimes, nés de père et de mère inconnus, voire même bâtards… Au début du XIXème siècle, ils semblent proliférer dans la commune de Fougeré mais ce phénomène est loin d’être limité à cette commune ; il est constaté en effet non seulement dans d’autres communes du Maine-et-Loire, mais également sur tout le territoire national, comme en témoignent les innombrables études parues sur le sujet.

L’origine des enfants trouvés de Fougeré.

Ni la misère, ni la situation morale particulière faite aux enfants naturels et aux filles-mères ne peuvent suffire à expliquer l’augmentation brutale d’abandons d’enfants aux alentours des années 1825, ces facteurs existant déjà depuis longtemps.

En revanche un décret impérial, datant du 19 janvier 1811, concernant les enfants trouvés ou abandonnés, pourrait bien être à l’origine de cette profusion d’abandons. Par ce décret, c’est quasiment l’Assistance Publique qui est en quelque sorte créée. Les différentes catégories d’enfants ayant besoin d’être assistés y sont décrites très précisément. Ces enfants se divisent en trois groupes : les enfants trouvés, les enfants abandonnés et les orphelins pauvres et, tout enfant qui appartient à l’une ou l’autre de cette catégorie, peut être pris désormais en charge par les hospices et par le département jusqu’au jour de son 12ème anniversaire, date à laquelle se termine sa tutelle.

Ce décret est également très important car il impose aux hospices destinés à accueillir les enfants trouvés, la pratique du tour, caisses tournantes en bois installées dans le mur des hospices, permettant le dépôt anonyme d’enfant.

Le tour de l’Hospice Général de Rouen. (Par Velvet — Travail personnel.)

Voici quelques extraits du décret de 1811 dont vous pouvez lire l’intégralité ici.

Article Ier. Les enfants dont l’éducation est confiée à la charité publique sont,  1° Les enfans trouvés ; 2° Les enfans abandonnés ; 3° Les orphelins pauvres.

Article 2. Les enfans trouvés sont ceux qui, nés de pères et mères inconnus, ont été trouvés exposés dans un lieu quelconque, ou portés dans les hospices destinés à les recevoir.

Article 3. Dans chaque hospice destiné à recevoir des enfans trouvés, il y aura un tour où ils devront être déposés.

Article 4. Il y aura au plus, dans chaque arrondissement, un hospice où les enfants trouvés pourront être reçus. Des registres constateront, jour par jour, leur arrivée, leur sexe, leur âge apparent, et décriront les marques naturelles et les langes qui peuvent servir à les faire reconnaître. […]

Article 7 – Les enfans trouvés nouveau-nés seront mis en nourrice aussitôt que faire se pourra. […]

Article 8 – Ces enfans recevront une layette ; ils resteront en nourrice ou en sevrage jusqu’à l’âge de six ans.

Article 9 – A six ans, tous les enfans seront, autant que faire se pourra, mis en pension chez des cultivateurs ou des artisans. Le prix de la pension décroîtra, chaque année, jusqu’à l’âge de douze ans, époque à laquelle les enfans mâles en état de servir seront mis à la disposition du ministre de la marine. […]

Article 11 – Les hospices désignés pour recevoir les enfans trouvés sont chargés de la fourniture des layettes, et de toutes les dépenses intérieures relatives à la nourriture et à l’éducation des enfans.

Article 12 – Nous accordons une somme annuelle de quatre millions pour contribuer au paiement des mois de nourrice et des pensions des enfans trouvés et des enfants abandonnés.

Article 13 – Les mois de nourrice et les pensions ne pourront être payés que sur des certificats des maires des communes où seront les enfans. Les maires attesteront, chaque mois, les avoir vus. […]

Les enfants trouvés de Fougeré.

De 1822 à 1838, une centaine d’enfants naturels ont été déclarés à la mairie de Fougeré, mais c’est surtout à partir de 1825 et jusqu’en 1830 que le phénomène prend une ampleur considérable :  on en dénombre pas moins de 12 en 1826, 14 en 1828 et enfin 16 en 1830 ; ce qui, sur une moyenne de 30 à 40 naissances annuelles, en représente presque la moitié.

Comme j’ai essayé de le monter dans les différents articles parus sur ce blog tout au long du mois de décembre, les enfants naturels de Fougeré présentent certaines caractéristiques communes. [Voir le relevé complet des actes ayant trait aux enfants trouvés à la fin de cet article.]

1/L’enfant est trouvé sur le pas d’une porte ou près de la porte d’une maison. Généralement on avertit le déclarant par des coups donnés à sa porte, parfois en l’appelant de l’extérieur. C’est toujours la nuit ou bien très tôt le matin. Le déclarant prend toujours bien soin d’appeler des témoins avant de faire entrer l’enfant à l’intérieur de sa maison.

2/Le nom de l’enfant est souvent celui du lieu où il a été trouvé, avec parfois quelques petites variantes originales. Il semble toujours avoir, à quelques exceptions près, un jour ou deux.

3/Les langes de l’enfant sont  généralement décrits avec soin et dans les moindres détails. Une exception malgré tout : un grand nombre d’entre eux ont des vêtements si pauvres que l’officier public juge inutile de les mentionner.

4/L’enfant est souvent confié à la femme du déclarant ou, si ce n’est pas le cas, à une voisine de celui-ci. Par ailleurs, certaines femmes, en particulier des veuves, semblent particulièrement sollicitées pour le nourrissage de ces enfants. Il faut cependant noter qu’un grand changement se produit à partir de 1836, les enfants sont en effet désormais conduits à l’Hospice ; celui de Beaufort tout d’abord, puis celui d’Angers. Curieusement, il n’est pas fait mention de l’Hospice de Baugé, pourtant moins loin.

L’origine des enfants trouvés de Fougeré.

A la lumière de ce décret et de quelques indices trouvés dans les actes concernant les enfants de Fougeré, en particulier dans les actes de reconnaissance, il est possible de trouver un début d’explication à un phénomène, en apparence extraordinaire, mais finalement assez courant et banal à cette époque. En effet,  Fougeré n’est pas la seule commune à être submergée d’enfants trouvés : Montpollin, Chartrené, ou encore Mouliherne, villages gravitant autour de Baugé, présentent la même caractéristique. [Voir Le Closier n° 171 pour Mouliherne. ] Par ailleurs, on évalue à trois millions le nombre d’enfants abandonnés en France entre 1750 et 1790. Le nombre annuel d’abandons double entre 1760 et 1780, puis triple entre 1780 et les premières années du XIX ème siècle !

L’une de ces explications est que, peut-être, les mères connaissaient les nourrices de Fougeré et les appréciaient. Certes, il est possible que les mères voulant abandonner leur enfant n’aient pas eu les moyens de se rendre à Angers, à Beaufort ou même à Baugé jusqu’à un tour d’abandon, elles venaient en effet déjà de bien loin, comme le montre l’identité de celles que l’on a pu découvrir ; mais il est plus probable de penser qu’elles ont choisi d’abandonner leur enfant dans le village de Fougeré parce qu’elles connaissaient la nourrice à qui on allait confier leur enfant. Rien ne pourra nous le dire avec certitude, pourtant, quand Louise RITOIT, domestique à Bailleul dans la Sarthe, vient reconnaître son enfant,  le petit Noël ETIENNE, vingt ans après l’avoir abandonné, il est certain que cette mère n’a pas vraiment abandonné son enfant et qu’elle avait gardé contact avec lui, d’une manière ou d’une autre.

Un autre petit détail laisse supposer que certains enfants étaient faussement abandonnés. En 1849, alors que la petite Agathe Perpétue ODIELLE, dont j’ai parlé dans mon calendrier de l’Avent, se marie, elle est dite s’appeler aussi « Marie ROUSSELIN« . Or, celui qui l’avait déclaré et à qui elle avait été confiée n’était autre que François ROUSSELIN. Était-il vraiment le père ? Nous ne le saurons jamais, mais il est vrai que la plupart des enfants trouvés le sont par le mari de la femme à qui ils vont être confiés. Beaucoup de détails laissent penser que le maire, ou du moins l’officier public, était complice de ces pratiques qui permettaient aux parents d’abandonner faussement leur enfant et de toucher ainsi les quelques sous que l’on donnait aux nourrices. Par la suite d’ailleurs, on tentera d’éviter cette pratique en envoyant les enfants trouvés le plus loin possible, et même parfois hors du département ! [Voir Quand Nantes échangeait ses enfants abandonnés avec Angers.]

Conclusion

La conclusion est qu’il me faudrait encore des jours et des jours – voire des années – pour étudier véritablement la question des enfants trouvés aux alentours de Baugé ! Il faudrait faire le relevé des déclarations de naissance de toutes les communes avoisinantes, chercher toutes les traces ultérieures laissées par ces enfants : mariages, décès, descendances … peut-être un jour… dans une autre vie… Qui sait ?

En attendant voici la liste des enfants abandonnés de Fougeré que vous pouvez télécharger sur les liens ci-dessous, sous forme de liste ou de tableau.

1-Liste des enfants naturels trouvés à Fougeré 

2-Tableau-Récapitulatif-Enfants-Fougeré.


Liste des enfants naturels trouvés à Fougeré.

1822

  1. Agathe Perpétue ODIELLE, 3 avril 1822. Déclarée par François ROUSSELIN. On ne sait à qui l’enfant est confié. «…vers le milieu de la nuit dernière, il avait entendu frapper à la porte de son domicile … étant sur le point de se recoucher, son attention avait été rappelée par des cris qui lui parurent ceux d’un enfant nouveau né… âgé de un ou deux jours… enveloppé d’un haillon de toile bleue … la tête couverte d’un béguin de mauvaise toile blanche…» – Mariée à Fougeré le 10 juillet 1849 à Pierre René PAUVERT cultivateur. Sur son acte de mariage, elle est dite Marie ROUSSELIN, domestique à La Bouchardière, commune de Durtal. [Calendrier de l’avent – JOUR 1]

1823

  1. Mathieu Louis DUCHÊNE, 15 mars 1823. Déclaré par Charles TENDRON, instituteur, confié à sa femme, Marie COQUEREAU. «…sur les quatre heures du matin, il a entendu frapper à sa porte … trouvé un petit paquet de mauvaise toile blanche … emmailloté dans de mauvais chiffons de toile de nulle valeur, âgé d’un ou deux jours et n’ayant aucune marque sur le corps » Marié à Seiches-sur-le-Loir le 7 mai 1865 à Renée Anne DELAGRANGE veuve René MORTEREAU, fille naturelle de père et de mère inconnus. Sur son acte de mariage, il est dit être né le 13 ou 14 mars à Fougeré, âgé de 42 ans, journalier et domicilié à Marcé. Le couple légitime un enfant, Anne MORTEREAU, née de leur liaison, hors mariage, le 25 février 1863 à Seiches. – Décédé le 30 décembre 1866, à Suette, Seiches-sur-le-Loir, âgé de 43 ans. [Calendrier de l’avent – JOUR 2]

  2. Jules DES BARRILERAYS, 12 avril 1823.– Déclaré par Anne CARDINAL femme Michel CHAUDET, cultivateur aux Barillais. Confiée à Anne CARDINAL. « … sur les quatre heures du matin … a entendu frapper à sa porte… trouvé un enfant sur un petit paquet de paille … une mauvaise robe de toile peinte bleue rhabillée de différentes couleurs, de mauvaises chausses de laine noire et blanche et des sabots, un mauvais béguin de toile blanche…»Reconnu par sa mère, veuve demeurant à Baugé, quelques jours après son exposition, qui est revenue le chercher. [Calendrier de l’avent – JOUR 3]

  3. René Olivier, 11 août 1823.  Déclaré par François CARRÉ, tailleur d’habits, confié à sa femme. « sur les deux heures du matin, il a entendu frapper à sa porte … âgé de deux ou trois jours … enveloppé de chiffons… » Décédé le 24 mai 1826. [Les enfants trouvés de François CARRÉ, Calendrier de l’avent – JOUR 4]

  4. Etienne TOUCHARD, 22 octobre 1823. Déclaré par Jean PANNEAU, cultivateur à La Touche Rideau. Confié à la veuve Mathurin LEMERT. « …trouvé sur le seuil de sa porte ce matin sur les trois heures … paraissait avoir un jour … enveloppé d’une mauvaise camisole et un bonnet bleu et un oreiller de toile commune … » [Calendrier de l’avent – JOUR 5]

  5. Toussaint LEMORT, 2 novembre 1823. Déclaré par André GOUZÉ, cultivateur. Confié à sa femme Perrine LANDELLE. « … à cinq heures … a trouvé un enfant … âgé de un jour … enveloppé d’un mauvais oreiller de toile bien usée, une mauvaise chemise et un bonnet, le tout peu de valeur et une brassière de flanelle barrée… »[Calendrier de l’avent – JOUR 6]

  6. Marie Louise PIERRE, 20 décembre 1823. Déclaré par Pierre LEMORT, confiée à sa femme. « … à dix heures du soir, il a entendu frapper à sa porte … a trouvé un anfant … âgé de deux jours … enveloppé d’un oreiller de linge usé, une brassière de flanelle grise, une chemise assez bonne, un bonnet de coton bleu barré, un mouchoir brun et un langeus de flanelle grise »[Calendrier de l’avent – JOUR 7]

1824

  1. Louise CHEVALIER, 29 janvier 1824. Déclaré par Jean BATTAILLEAU, confiée à sa femme. « …âgée de un jour … trouvé le matin à quatre heures enveloppée d’un langeus de toile usée, une chemise et une brassière de toile … un bonnet et un mouchoir gris, le tout bien usé, ledit enfant était dans un panier à côté de sa porte… » Décédée le 11 février 1824. – [Enfant trouvée dans un panier, Calendrier de l’Avent – JOUR 8]

  2. Sophie BOISARD, 27 avril 1824. Déclaré par François CARRÉ cultivateur à La Brosse, confiée à sa femme. « … âgée d’environ un jour… enveloppée d’une limousine d’étoffe, une brassière de molleton neuf, un bonnet brun et un mouchoir blanc, une chemise fine»[ Les enfants trouvés de François CARRÉ, Calendrier de l’avent – JOUR 4]

  3. Marin CLAVIER, 19 mai 1824. Déclaré par Lambert LADREAU, confié à sa femme. « … à trois heure, on a frappé à sa porte … âgé d’un jour … vêtu de vêtements assez bons … ».

  4. Pantaléon DELABROSSE, 27 juillet 1824. Déclaré par Pierre PINOT, cultivateur, confié à sa femme. « … trouvé ce matin … à la Brosse, enveloppé d’un oreiller de toile usée, un langeus de molleton, une chemise, un bonnet et un mouchoir, le tout bien usé, âgé d’environ un jour … » Mar à Ourches-sur-Meuse le 18 juin 1851 à Anne DAILLY, horticulteur. – Décédé à Ourches-sur-Meuse le 18 janvier 1892. [Calendrier de l’Avent – Jour 9]
  5. Modeste RADEGONDE, 12 août 1824. Déclaré par Lambert LANDREAU, confiée à sa femme. « … âgé d’un jour … exposée sur le seuil de la porte … ». [Calendrier de l’Avent – JOUR 10]

  6. Pierre BESNARDIERE, 19 octobre 1824. Déclaré par Urbain BATAILLEAU, confié à sa femme. « … trouvé exposé sur le seuil de sa porte, à environ quatre heure du matin … vêtu d’une chemise fine, une brassière, et un langeux, le tout de molleton, un oreiller de toile fine ensouillée de plumes de volaille… » Décédé le 12 décembre 1824. [Calendrier de l’Avent – JOUR 11]

  7. Perrrine GATIEN, 20 décembre 1824. Déclaré par Michel CHAUDET, cultivateur aux Barrillais, confié à sa femme. « …trouvé ce matin sur le seuil de sa porte, âgé d’environ un jour … vêtu d’une chemise, une brassière de molleton, un bonnet d’indienne, nu mouchoir gris, enveloppé dans un oreiller et mis dans un panier… » [ Calendrier de l’Avent – Jour 8]

    1825

  1. Marie DOINNEAU, 16 janvier 1825. Déclaré par la veuve MAHOUT à laquelle l’enfant est confié. « …trouvé le cinq du présent mois à sa porte vers les six heures du matin … âgé d’un jour … vêtu d’un langeus de molleton, une brassière pareille, un bonnet gris, un mouchoir rouge, une chemise fine de laine … » [Calendrier de l’Avent – Jour 12]

  2. Ignace PIERRE, 1er février 1825. Déclaré par René BOULEUX, confié à la femme dudit BOULEUX. «… vêtu d’un langeux de molleton tout neuf, une chemise de toile unie, un bonnet gris, et mouchoir rouge… » [Calendrier de l’Avent – Jour 12]

  3. Mathieu LATOUCHE, 24 février 1825. Déclaré par Julien MICHET, cultivateur, confié à sa femme. «… âgé d’un jour … vêtu d’un langeus de molleton raccommodé de linge, un oreiller de toile ensouillé de balle d’avoine, un mouchoir rouge, un bonnet aussi rouge bordé de dentelle blanche… » Décédé le 18 août 1831. [Calendrier de l’Avent – Jour 16]

  4. Marie Cunégonde, 4 mars 1825. Déclaré par René MOREAU, cultivateur, confiée à sa femme. « …né de la veille et vêtu d’un oreiller de toile ensouillé de plumes de volaille, un langeux d’étoffe noire, un bonnet barré d’indienne blanche, mis dans un panier…» – [Calendrier de l’Avent – JOUR 10]

  5. Anne DES BARILLERAIS, 25 mars 1825. Déclaré par René ODIAU, cultivateur aux Barillerais, confiée à sa femme. « … vêtu le plus misérablement possible… » Décédée le 3 août 1825.

  6. Marguerite JORGETTE, 22 avril 1825. Déclarée par Mathurin JUBEAU, cultivateur, confiée à sa femme. « …trouvé exposé ce matin sur le seuil de sa porte … âgé d’un jour, vêtu le plus misérablement possible… » [Calendrier de l’Avent – JOUR 10]

  7. Louis BESNARDIERES, 10 juin 1825. Déclaré par Urbain BATAILLEAU, cultivateur, confié à sa femme. « … né d’hier … vêtu d’un langeus de molleton, un oreiller de toile usée, un bonnet d’indienne brune, un mouchoir rouge… » [Calendrier de l’Avent – JOUR 11]

  8. Pauline IRÉNÉE, 22 juin 1825. Déclaré par André GOUZÉ, cultivateur, confié à sa femme. « … âgé d’un jour, vêtu d’un oreiller de toile ensouillé de plumes de volaille, un langeus de coton de Nantes, un mouchoir rouge… »Mariée à Cheviré-le-Rouge le 4 juillet 1863 à Pierre SOYER. Domestique. – Décédée à l’Hôpital de Baugé le 19 septembre 1902 âgée de77 ans. [Calendrier de l’Avent – Jour 14]

  9. Etienne TOTTANTIN, 10 septembre 1825. Déclaré par Etienne MICHELET, cultivateur. « Trouvé ce jour sur le seuil de sa porte, âgé d’environ un jour… ». Aucun détail. On en sait à qui l’enfant à été confié.

    1826

  1.  Victoire DESCHAMPS, 16 février 1826. Déclaré par René BOULEUX. On ne sait à qui a été confié l’enfant. « … paraissant avoir qu’un jour … vêtu d’un langeus et une brassière de molleton tout neuf, un mouchoir tout neuf, un bonnet d’indienne et une chemise… ».

  2. Euphrosie LATOUCHE, 15 mars 1826. Déclaré par Julien MICHET cultivateur. L’acte ne précise pas à qui est confiée l’enfant. « … trouvé hier soir sur les huit heures du soir dans un panier placé à côté de sa porte…  âgé d’environ un jour, vêtu d’un langeux, trois chemises fines, deux mouchoirs rouges et d’un bonnet brun…« Mariée à Fougeré le 30 mai 1857 à François CUEILLERIER, dont postérité. [ Calendrier de l’Avent – Jour 10]

  3. Jacquine ACHÉ, 20 mars 1826, confiée à la femme de Louis GAUMONT charpentier. Décédée le 16 novembre 1828.

  4. Marguerite BEAUCLAIR, 5 juillet 1826. Déclaré par Michel CHAUDET, confiée à sa femme. « … aucune marque ni papier … paraissait être âgé d’environ neuf mois… » Décédée le 1er octobre 1829.

  5. Louis BROSSE, 28 août 1826. Déclaré par François CARRÉ, cultivateur, confié à sa femme. « … n’ayant sur sur lui que des vêtements dont on ne peut pas faire mention en raison de leur peu de valeur… » – Décédé le 9 octobre 1826. [Calendrier de l’avent – JOUR 4]

  6. Marie FOLLET, 28 août 1826. Déclarée par Jacques MOTRIEUX, cultivateur demeurant aux Follets. « … âgé d’un jour, étant vêtu d’un bonnet, un mouchoir gris, une brassière et un langeus noir et une chemise …» Confiée à la veuve Jacques LEMEUX.

  7. François DESCHAMPS, 2 septembre 1826. Déclaré par Etienne MICHELET, cultivateur, confié à sa femme« …âgé d’un jour … vêtu d’objets de peu de valeur, c’est pourquoi ils ne sont pas détaillés… » Décédé le 29 septembre 1826.

  8. Marie HERRIERES, 15 octobre 1826. Déclaré par André GOUZÉ, cultivateur, confié à sa femme. « …trouvé à côté de sa porte un enfant enveloppé d’un langeus d’étoffe noire, un bonnet, un mouchoir, une chemise et un oreiller … ».

  9. Louise LUCILE, 1er novembre 1826. Déclaré par René GAIGNARD, cultivateur. Confiée à la femme BATAILLEAU des Besnardières à Fougeré. « … trouvé un enfant enveloppé d’un oreiller de toile ensouillé de plumes de volaille, un langeus et une brassière de molleton tout neuf, un bonnet d’indienne jauni, deux mouchoirs d’indienne, deux chemises et trois couches… » [Calendrier de l’Avent – JOUR 11]

  10. François HUBERT, 6 novembre 1826. Déclaré par René DENIAU cultivateur. Confié à la femme de Pierre LEMORT. « …un enfant naissant… enveloppé d’un oreiller de toile usée garni de plumes de vollaille, avec des linges de peu de valeur… »

  11. Prosper ANDRÉ, 30 novembre 1826. Déclaré par dame Anne LANCELOT. Confiée à la femme MAUBERT du bourg de Fougeré. « … enveloppé d’un oreiller de coton de Nantes, un bonnet d’indienne, un mouchoir et une chemise … ». Décédé le 17 février 1829. [Calendrier de l’Avent – Jour 14]

  12. Marguerite NOËL, 23 décembre 1826. Déclarée par André GOUZÉ, cultivateur. Confiée à la femme GOUZÉ. [Calendrier de l’Avent – Jour 24]

1827

  1. Antoine DESPLANTES, 27 février 1827. Déclaré par André GOUZÉ, « … trouvé à côté de sa porte, vêtu très pauvrement et mis dans un panier… » Confié à la veuve LANFANT de Barrière. – [Calendrier de l’Avent – JOUR 8]

  2. Jeanne MAUPERTUIS, 11 avril 1827. Déclarée par Pierre LEMOINE, fermier de Maupertuis. « … vêtue d’un langeux d’étoffe noire, une brassière de molleton usée, un bonnet rouge, un mouchoir rouge et une chemise… ». Décédée le 26 avril 1827. Décédée en la maison de Jeanne LELIEVRE demeurant à La Touche à qui elle avait été confiée. [Calendrier de l’Avent – Jour 12]

  3. Augustine LAROCHE, 8 mai 1827. Déclarée par la veuve SEILLOT, cultivatrice aux Herrières, «… enveloppé dans un langeus de molleton, avec une brassière aussi de molleton, le tout neuf, un bonnet, deux chemises et deux couches avec un oreiller…» Confiée à la fille Marie GOUZÉ demeurant aux Herrières.

  4. Jean LAROCHE, 26 juin 1827. Déclaré par Pierre COUDRAI, cordonnier. «…mis dans un langeus d’étoffe, une brassière, un bonnet, un mouchoir, deux couches, le tout à peu de valeur…» Confié à la veuve Mathurin JUBEAU de Champs au Bout à Fougeré.

  5. Bonaventure DUPUIS, 29 juillet 1827. Déclaré par la femme de Michel CHAUDET demeurant aux Barrillerais. «… vêtu très misérablement, c’est pourquoi nous ne parlons point des vêtements qu’il avait…» Confié à la femme CHAUDET des Barillerais. [Calendrier de l’avent – JOUR 6]

  6. Anne GERMAIN, 30 juillet 1827. Déclarée par Catherine LEMERT femme de Pierre COUDRAY, cordonnier. « …vêtu d’un langeus et d’une brassière de molleton usée, une souille d’oreiller, un mouchoir brun, une chemise garnie en calicot, deux couches ». Confiée à la femme VALLET de Fougeré.

  7. Jean DE LA BROSSE, 21 octobre 1827. Déclaré par François CARRÉ. Confié à la femme dudit François CARRÉ. « … il a entendu frapper à sa porte… trouvé un ballot d’étoffe … dedans le ballot un enfant… âgé d’environ deux jours…» [Les enfants trouvés de François CARRÉ, Calendrier de l’avent – JOUR 4]

  8. Hyacinthe BLANCHE, 4 décembre 1827. Déclaré par Etiennette BERTON fille demeurant à la Maison Blanche. «… de sexe masculin, vêtu d’un langeus, un bonnet d’indienne, un mouchoir rouge et une couche, étant mis dans un oreiller de toile usée… » Confié à la fille THIELLEUX demeurant aux Mazières, commune de Fougeré. Décédé le 15 septembre 1829. [Calendrier de l’avent – JOUR 10]

  9. Victoire DESCHAMPS, 4 décembre 1827. Déclaré par Urbain BILLARD, Julien MICHET et Martin LANDON. «  … exposée à la porte dudit Julien MICHET… vêtu d’un langeus d’étoffe neuf avec une brassière pareille, un mouchoir rouge et un bonnet d’indienne, avec deux couches, le tout mis dans un oreiller de coutil usé … ». Confiée à la veuve Mathurin LEMERT demeurante au lieu de La Touche à Fougeré.

1828

  1. Lucien FLORENT, 6 janvier 1828. Déclaré par la veuve PEAN cultivatrice. « … âgé d’environ quatre mois et demi, vêtu d’un langeus et une brassière barrées en étoffe, une souille d’oreiller en coutil, un bonnet de soie… » Confié à la femme de Pierre LEMERT du Clos Doillet à Fougeré.

  2. Pierre Charles Joseph De La BROSSE, 19 janvier 1828. Déclaré par Baptiste BOUVIER, cordonnier. « … Trouvé à côté de sa porte, enveloppé dans un ballot de chiffes, vêtu très pauvrement …». Confié à la femme du dit BOUVIER.

  3. Ignace BARRIER, 1er février 1828. Déclaré par René COUDRAY. « …trouvé exposé à côté de sa porte, vêtu très pauvrement et mis dans un oreiller ensouillé de plumes de volaille… ». Confié à la veuve LANFANT journalière demeurant au Barrier à Fougeré. Décédé le 14 mars 1828.

  4. Jean De MATHA, 7 février 1828. Déclaré par Julien MICHET cultivateur demeurant à La Touche. « … Trouvé à sa porte, âgé de quatre jours, vêtu de différents bons effets et mis dans un oreiller … » Confié à la femme de Jean BATAILLAU demeurant au Chevalerie à Fougeré. Décédé le 18 février 1828.

  5. François AVRIL, 1er avril 1828. Déclaré par la femme de Pierre LEMERT demeurant au clos Doillet. « … Trouvé à sa porte, vêtu très pauvrement… ». Confié à la femme de Jean LANDELLE charpentier demeurant au bourg de Fougeré. [Calendrier de l’avent – JOUR 6]

  6. Louise DUFRONT, 20 avril 1828. Déclaré par Marie LANCELOT veuve Maurice PEAN cultivatrice demeurant à La Roullière, « trouvé un enfant à sa porte, mis dans un panier, vêtu très pauvrement ». Confiée à la femme de Jean BATAILLAU des Chevallerie. Décédée le 13 novembre 1829. [Calendrier de l’Avent – JOUR 8]

  7. Benoît MORELLERIE, 10 juillet 1828. Déclaré par Mathieu VAIDIS, cultivateur demeurant à la Morellerie, mon ancêtre, époux de Jeanne RAVENEAU. (SOSAS 106-107) « …On a frappé à sa porte, il s’est levé, a trouvé à côté de sa porte un enfant, âgé d’environ huit jours, vêtu d’un langeux et d’une chemise bien usée ». Confié à la femme LANFANT cultivatrice demeurant à Barrier. Décédé le 24 juillet 1828. [Calendrier de L’Avent – Jour 13]

  8. Marie LATOUCHE, 21 août 1828. Déclaré par la veuve Mathurin LEMERT cultivatrice demeurant au lieu de La Touche. « …Trouvé exposé à sa porte… ». Confiée à la femme de Pierre LEMOINE cultivateur au Clos Doillet. Décédée le 6 novembre 1829. [Calendrier de l’Avent – Jour 16]

  9. Victoire MAURICE, 22 septembre 1828. Déclaré par la veuve Mathurin LEMERT cultivatrice au lieu et closerie de La Touche. « … Trouvé à sa porte un enfant enveloppé dans un chiffon d’étoffe noire avec un langeus et une brassière de molleton usé et un bonnet et un mouchoir, ces deux objets bien usés… ». Confiée à la veuve Mathurin LEMERT. Décédée le 24 mars 1831.

  10. Marguerite OILLET, 1er novembre 1828. Déclarée par Pierre LEMOINE cultivateur demeurant au Clos Doillet. « … exposée à côté de sa porte sur un mullot de grette … vêtu d’un langeux de molleton, une brassière d’étoffe noire, un bonnet noir, un mouchoir à carreaux et deux couches… » Confiée à la femme de Pierre COUDRET cultivateur. Reconnue par demoiselle Adèle DERENNE de La FlècheMariée à La Flèche le 14 juin 1847 avec Jean-Baptiste CHAUVIER. Prend le nom de Marguerite DERENNE. Lingère. [Calendrier de l’Avent – Jour 15]

  11. Victoire AUTREUX, 28 novembre 1828. Déclaré par Pierre LAILLER cordonnier. « … exposée ce jour vers cinq heures du matin à côté de sa porte… vêtue très pauvrement… ». Confiée à la fille FRESNEAU. – [Calendrier de l’avent – JOUR 6]

  12. Anne LAMARRE , 28 novembre 1828. Déclarée par André GOUZÉ cultivateur. « Le jour d’hier vers six heures du soir, il passait près la marre nommée la Mare des Herrières. Il a vu un ballot d’étoffe sur le bord de cette dite mare. Il s’est approché, il a aperçu que c’était un enfant, enveloppé d’un cotillon d’étoffe brune… » Confiée à la femme d’André GOUZÉ, cultivateur aux Herrières. Mariée à Fougeré le 21 avril 1849 avec François Simon HUBERT cultivateur aux Herrières. Décédée à Fougeré le 16 juin 1886 âgée de 58 ans. [Calendrier de l’Avent – Jour 17]

  13. Pierre DESJARDINS, né à Saint-Quentin. Confié à la femme de Michel CHAUDET demeurant aux Barrillerais. Décédé le 17 septembre 1828, âgé de sept mois et deux jours.

  14. Noël ETIENNE, 26 décembre 1828. Déclaré par Jean LANDELLE charpentier. « …Ce jour à cinq heure du matin, il s’est levé à sortir dans la rue, il a trouvé à côté de sa porte un ballot dans lequel il y avait un enfant…vêtu de haillons… » Confié à la femme de Louis GAUMONT. Reconnu par Louise RITOIT domestique demeurant à Bailleul (Sarthe), le 28 janvier 1849. Marié à Durtal le 11 juillet 1859 à Louise HAMONNEAU. Cultivateur. Décédé à Marcé le 8 novembre 1880 âgé de 51 ans sous le nom de Pierre Noël RITOIS. [Calendrier de l’Avent – Jour 25]

1829

  1. Marie CROULTIERES, 15 janvier 1829. Déclaré par Pierre COUDRAY cordonnier. « …vêtu d’un langeux rouge en coton, d’une brassière de coton de Nantes, d’un bonnet et d’un serre-tête, deux mouchoirs rouges, deux chemises et trois couches…. » Confié à la femme d’Henri ROUSSELIN cultivateur demeurant à Croultières. [Calendrier de l’Avent – Jour 12]

  2. Perrine LEON, né à Montpollin. Décédée le 1er juin 1829 chez la femme d’André GOUZÉ à qui on l’avait confiée, âgée de deux ans et dix neuf jours.

  3. Paul LOUIS, 28 juin 1829. Déclaré par Pierre LEMOINE. « … vêtu d’un langeus et brassière de molleton, deux bonnets, deux mouchoirs, un oreiller avec une souille et deux couches … » Confié à la femme de René AUDROUIN closier. Décédé le 3 juillet 1829.

  4. Alexandrine SOURDRIE, 13 juillet 1829. Déclaré par Pierre LEMOINE. « …Vers deux heures du matin, on a frappé à sa porte, il s’est levé et il a trouvé à côté de sa porte un enfant… ». Confiée à la femme de Pierre LEMOINE. Décédée le 12 août 1829.

  5. Anne PERRIERES, 26 juillet 1829. Déclaré par André GOUZÉ cultivateur. « … vêtu très pauvrement… ». Confié à la femme d’Urbain BATAILLEAU, cultivateur demeurant aux Clos Doillet. Décédée le 7 août 1829. [Calendrier de l’Avent – JOUR 11]

  6. Marie LABROSSE, 2 septembre 1829. Déclaré par François CARRÉ cultivateur. Confié à sa femme. « … on a frappé à sa porte … trouvé un enfant … âgé d’un jour et vêtue très pauvrement … » [Les enfants trouvés de François CARRÉ, Calendrier de l’avent – JOUR 4]

  7. René HERRIERES, 19 septembre 1829. Déclaré par André GOUZÉ. « …vers neuf heures du soir, on a frappé à sa porte, il s’est levé et il a ouvert sa porte et il y a trouvé un enfant, vêtu très pauvrement… ». Confié à Marie GOUZÉ fille cultivatrice demeurante aux Herrières. [Calendrier de l’avent – JOUR 6]

  8. François BARILLERAIS, 6 octobre 1829. Déclaré par la veuve DARRONDEAU, cultivatrice. « …vers neuf heures du soir, on a frappé à sa porte, elle s’est levée, a ouvert sa porte, elle y a trouvé un enfant, vêtu très pauvrement… ». Confié à la veuve Mathurin JUBEAU cultivatrice. [Calendrier de l’avent – JOUR 6]

  9. Louise MÉLON, 29 octobre 1829. Déclaré par Anne THIELLEUX cultivatrice. « …Vers trois heures du matin, elle a entendu frapper à sa porte, elle s’est levée, a ouvert sa porte, elle y a trouvé un ballot dans lequel il y avait un enfant, vêtu très pauvrement… ». Confié à la femme de Michel CHAUDET cultivatrice.

  10. Florent MAZIERES, 25 novembre 1829. Déclaré par André GOUZÉ. « …Vers dix heures du matin, il a entendu frapper à sa porte, il s’est levé, a ouvert sa porte, il a trouvé à côté de sa porte un enfant qui était dans un panier sur des feuilles d’ormeaux… vêtu de haillons… ». Confié à la femme d’André GOUZÉ. – Décédé le 14 janvier 1830. [Calendrier de l’Avent – Jour 8]

  11. Théodore CLEMENT, 29 novembre 1829. Déclaré par Pierre LEMOINE journalier. « A six heures du matin en ouvrant sa porte, il a vu à côté de sa porte un ballot noir, et tout en approchant il a vu que c’était un enfant … vêtu de haillons ». Confié à la femme de Pierre LEMOINE. [Calendrier de l’avent – JOUR 6]

1830

  1. Antoine SOUCHETIERES, 17 janvier 1830. Déclaré par Louise PINOT femme de Pierre JAVARD cultivateur demeurant aux Souchetières. « A cinq heures du matin, elle entendit frapper à sa porte, elle s’est levée, a ouvert sa porte, elle a vu un enfant …vêtu très pauvrement ». Confié à la veuve LEMENCE cultivatrice au Barrillerais. [Calendrier de l’avent – JOUR 6]

  2. Mathias SOUCHETIERES, 5 février 1830. Déclaré par Louise PINOT femme de Pierre JAVARD demeurante aux Souchetières. « Vers six heures, ayant ouvert sa porte, elle a aperçu un ballot qui lui a paru être un enfant … vêtu très pauvrement ». Confié à la femme de Thomas PINOT cultivateur demerant aux Souchetières.

  3. Aubin LACROIX, 1er mars 1830. Déclaré par René MOREAU cultivateur demeurant à La Croix. « Vers dix heures du matin, il s’est levé, a ouvert sa porte, il a vu à côté de la porte un enfant enveloppé de chiffons ». Confié à la femme de René MOREAU cultivateur à La Croix.

  4. Gabrielle OILLET, 25 mars 1830. Déclaré par Pierre LEMOINE cultivateur demeurant au Clos Doillet. « A quatre heures du matin ouvrant sa porte, il a vu à côté de sa porte un enfant enveloppé de chiffons … vêtu de différents bons effets ». Confié à la femme de Pierre LEMOINE du Clos Doillet. [Calendrier de l’Avent – Jour 15]

  5. Anne MAZIERES, 27 mars 1830. Déclaré par André GOUZÉ cultivateur demeurant aux Mazières. « A quatre heures du matin, on a frappé à sa porte, il a été de suite ouvrir sa porte, il a aperçu à côté un enfant enveloppé d’étoffe … vêtu de différents effets de bonne qualité ». Confié à la femme d’André GOUZÉ. Décédée le 18 mai 1830.

  6. Anselme CROUTTIERES, 27 avril 1830. Déclaré par Pierre LEMERT journalier. « Trouvé ce matin vers cinq heures un enfant à côté de sa porte … vêtu de différents bons effets ». Confié à la femme dudit Pierre LEMERT.

  7. Jean LATOUCHE, 27 avril 1830. Déclaré par la veuve Mathurin LEMERT cultivatrice demeurant au lieu de La Touche. « …un enfant de sexe masculin, âgé d’un jour ou environ, vêtu de différents bons effets ». Confié à la veuve LEMERT. [Calendrier de l’Avent – Jour 16]

  8. Joséphine ADAM, 17 juin 1830. Déclaré par Jacques ALLARDIN maréchal taillandier. « Vers trois heures du matin il a entendu frapper à sa porte, il s’est levé, a ouvert sa porte, il a aperçu un ballot dans lequel il y avait un enfant… vêtu de différents bons effets ». Confié à la femme de Laurent LEMONNIER ». Décédée le 23 février 1831.

  9. Félix VIELLIERES, 10 juillet 1830. Déclaré par Michel VALLET cultivateur. « Trouvé ce matin à côté de la porte, enveloppé de chiffons ». Confié à la femme de Jean POULAIN cultivateur demeurant aux Viellieres. Décédé le 2 août 1830.

  10. Louis DESPLANTES, 13 juillet 1830. Déclaré par Michel HESLEAU cultivateur demeurant aux Plantes. « Vers deux heures du matin on a frappé à sa porte, il a été ouvert, il a vu à côté de sa porte un ballot de chiffons… âgé d’un jour et vêtu de bons effets ». Confié à la femme de Michel HESLEAU. [Calendrier de l’Avent – Jour 18]

  11. Louise CROUTTIERES, 25 juillet 1830. Déclaré par Pierre COUDRAIS. « Vers dix heures du soir, on a frappé à sa porte, il s’est levé, a ouvert sa porte, il a aperçu à côté un ballot d’étoffe … vêtu de haillons ». Confié à la femme de Pierre COUDRAIS. Décédée le 24 mars 1831. [Calendrier de l’avent – JOUR 6]

  12. Anne CHABOTTIERES, 1er août 1830. Déclaré par Louise FRESLON femme de François BOUTREUX closier demeurant aux Chabottières. « Hier, à sept heures du soir, se rendant de leur travail, il ont trouvé au devant de leur porte bien fermée par une barrière à claire voie, un ballot d’étoffe et après avoir examiné l’objet, ils ont vu et reconnu que c’était un enfant … âgé de dix-huit à vingt jours et vêtu de chiffons ». Confié à la veuve Urbain GUILLEMET. Décédée le 18 décembre 1830.

  13. Augustin BARILLERAIS, 31 août 1630. Déclaré par la veuve Jacques LEMÊME cultivatrice demeurante aux Barillerais. « A une heure du matin, on a frappé à sa porte, elle fut levée, a été ouvrir sa porte, elle a aperçu un ballot d’étoffe et vu que c’était un enfant … vêtu de chiffons ». Confié à la femme de Jean LHOMMEAU cultivateur aux Barillerais.

  14. Florence LATOUCHE, 26 octobre 1830. Déclaré par Anne LANCERT demeurante à La Touche. « Vers quatre heure du matin, elle s’est levée pour voir à ses bestiaux, après avoir ouvert sa porte, elle a entendu crier un enfant, elle a aperçu l’enfant à côté de sa porte, l’ayant pris aussitôt et rentré dans sa maison afin de lui prodiguer les secours dont il avait besoin, elle nous a présenté l’enfant de la manière qu’elle l’a trouvée, emmaillotée et vêtu de très mauvais effets ». Confié à la femme de Jean POULAIN cultivateur demeurant aux Viellieres. Décédée le 26 décembre 1631. [Calendrier de l’Avent – Jour 16]

  15. Eugénie Joséphine DESPLANTES, 15 novembre 1830. Déclaré par Jean DESMARS cultivateur demeurant aux Plantes. « Ce jour, à six heures du matin, il a trouvé un enfant à côté de sa porte qui lui a paru naissant, dans les vêtements duquel il s’est trouvé un billet portant ses mots : « Je me nomme Eugénie-Joséphine, je suis baptisée. » Le dit enfant était vêtue d’un lanjeux d’étoffe verte, une couche, un oreiller de coutil, une brassière d’étoffe brune, une chemise sans garniture en toile, un bonnet de soie noire garni d’une petite dentelle noire ». Confié à la femme d’Adrien BELNOU. Décédée le 23 novembre 1830. [Calendrier de l’Avent – Jour 18]

  16. Clémence BARILERAIS, 25 novembre 1830. Déclaré par Marie COUYÉ veuve de François DARONDEAU. « Ce jour à cinq heures du matin, il a été frappé à sa porte et une voix s’est fait entendre et a demandé s’il y avait du monde à la maison, elle a répondu que oui et que de suite elle a ouvert sa porte et a trouvé un enfant telle qu’elle nous l’a présenté, vêtu d’une chemise de toile sans garniture, une brassière de molleton blanc bordée de gallon de fil blanc, une couche de toile, un langeux d’étoffe brune, un mouchoir de mousseline à petit pois avec une bordure de tulle à tuyaux doublée d’une garniture, un petit bonnet de calicot bordé d’une dentelle, le tout attaché ensemble sans aucun signe ni papier propre à le faire reconnaître ». Confié à la veuve Michel CHAUDET cultivateur demeurante aux Barrilerais. Mariée à Vern d’Anjou le 13 juin 1859 à Pierre LABICHE, laboureur. Domestique.

1831

  1. Emérence CHEVALLERIE, 14 janvier 1831. Déclaré par Jean BATAILLEAU cultivateur demeurant à La Chevallerie. « Hier … on a frappé à sa porte, il a demandé qui était là, une voix d’homme lui a répondu que c’était un présent qu’on lui mettait à sa porte, aussitôt il a été ouvrir sa porte et il a trouvé un enfant enveloppé dans un oreiller de toile de gaze, vêtu d’un lange de flanelle blanche usée, une brassière d’étoffe brune, un mouchoir rouge, un bonnet de Guinguan à petits grains, une chemise et deux couches … ». Confié à la veuve François LANFANT. Domestique. Mariée à Avoise (72) le 30 janvier 1856 à Michel BESNARD. Domestique, puis concierge à Paris, Rue du Cirque. [Calendrier de l’Avent – Jour 19 ]

  2. Médard OILLET, 08 juin 1831. Déclaré par Madelaine BESLAUD femme d’Urbain BATAILLEAU cultivateur demeurant au Clos Doillet. « A deux heures du matin, une voix de femme s’est fait entendre et a frappé à sa porte à deux heures du matin, a trouvé un enfant placé sur le seuil de sa porte vêtu d’une chemise, une couche, une brassière d’étoffe noire, un langeux aussi d’étoffe noire, le tout mis dans un oreiller de toile garni de plume de volaille ». Confié à la veuve Urbain GUILLEMET cultivatrice. Militaire à Médéa, Algérie, le 26 juillet 1863. [Calendrier de l’Avent – Jour 15]

  3. Marie CHEVALLERIE, 11 juin 1831. Déclaré par la veuve RAVENEAU fileuse. « Vers trois heures du matin une personne a frappé à sa porte et lui a dit : Levez-vous, un enfant est à votre porte. Aussitôt elle s’est levée, a ouvert sa porte et a trouvé un enfant vêtu d’une chemise de linge usé bordé de grosse mousseline, un langeux d’étoffe bleue usée, une brassière de coutil tout neuf bordé tout autour de bord blanc, un bonnet d’indienne tout blanc, deux mauvaises couches usées, le tout mis dans un méchant oreiller de toile usée ensouillé de plumes de volaille. » Confié à la femme de Pierre LEMOINE. [Calendrier de l’Avent – Jour 19 ]

1832

  1. Vincent CHEVALLERIE, 24 janvier 1832. Déclaré par Pierre METIVIER cultivateur demeurant à La Chevallerie. « … vu dans son évier ou ordinairement ils mettent la seille à puiser de l’eau, un ballot dans lequel était un enfant, vêtu d’un gilet de laine blanche broché, un bonnet d’indienne gorge-pigeon, un mouchoir bleu, une chemise et deux couches, le tout mis dans un oreiller de toile garni de balle d’avoine… ». Confié à la femme de René DENIEAU cultivateur au lieu des Souchetières. [Calendrier de l’Avent – Jour 20]
  2. Félicité LATOUCHE, 8 mars 1832, sept heures du matin. Déclaré par Jean GAUDIN cultivateur demeurant au lieu de La Touche. « … trouvé sur l’évier de sa maison un enfant … enveloppé dans un oreiller de toile commune blanche, d’une chemise de toile commune, une brassière et un lange de molleton blanc neuf, un bonnet piqué d’indienne fond brun avec tache rouge garni d’une dentelle noire. Il se trouvait dans le trousseau deux chemises et trois couches … ». Confiée à la femme François POULAIN cultivateur aux Viellieres. Décédée le 16 mars 1832. [Calendrier de l’Avent – Jour 16]

  3. Joseph GRINDINIERE, 19 mars 1832. Déclaré par Anne LINDÉ femme de Louis RICHARD demeurant à La Grindinière. « … enveloppé d’une chemise de toile blanche commune, une brassière et un lange de coton de Nantes blanc, un bonnet d’indienne blanche marquée de taches rouge dentelle blanche, une couche de toile commune… ». Confié à la femme de Pierre LANDELLE demeurant au lieu de La Souchelière. [Calendrier de l’Avent – Jour 14]

  4. Françoise DOBERT, 26 mars 1832. Déclaré par René MAUBERT charron demeurant au bourg de Fougeré. « … enveloppée d’un oreiller de toile garni de plumes de poule, une chemise et une couche de toile, une robe bleue d’indienne à petits carreaux, un choleau ( ?) pareille, un bonnet brun d’indienne avec un petit serre-tête de calicot blanc… ». Il n’est pas noté à qui l’enfant est confié.

1833

  1. Parfait SOUCHETIERE, 18 avril 1833. Déclaré par Louise PINOT femme SAVARRE. « … rouvé un enfant couché par terre, enveloppé d’un mauvais oreiller de mauvaise toile blanche, d’un lange de flanelle bleue, une mauvaise brassière de flanelle blanche, la tête couverte d’un bonnet de siamoise bleue et une couche de grosse toile…». L’acte ne précise pas à qui l’enfant est confié.

  2. Ernest Léopold LATOUCHE, 25 juin 1833. Déclaré par Urbain DOLBEAU cultivateur demeurant à La Touche. « … trouvé exposé un enfant couché sur une pierre, enveloppé dans un oreiller de grosse toile blanche ayant plusieurs pièces de coutil, vêtu d’un lange en coutil bleu et blanc, une couche en toile blanche d’une médiocre valeur, une brassière en molleton blanc un peu usée, d’un bonnet d’indienne grise à petites fleurs, une petite chemise en mousseline de nulle valeur… ». L’acte ne précise pas à qui l’enfant est confié. [Calendrier de l’Avent – Jour 16]

  3. 24 août 1833. – Transcription d’un jugement en délibération du conseil de famille de Marie LELIEVRE, née le 3 juin 1726 à Fougeré, exposée à Cheviré, fille naturelle de Jeanne LELIEVRE.

    1834

    3 août 1834 – Décès de Louise DAUBERT, âgée de 4 ans, en nourrice chez le sieur RICHARD au lieu de La Grindinière, commune de Fougeré, née à MontPollin et exposée à Fougeré.

    1836

  1. Pierre Aristide MINOS, 28 juin 1836. Déclaré par Pierre SAVARD et Louis TIBAULT cultivateurs. «  … emmailloté dans un mauvais oreiller de grosse toile garni de plumes de volaille, le tout enveloppé d’un très chétif mouchoir… du sexe masculin, âgé de plusieurs jours sans aucune marque propre à le faire reconnaître… » Remis entre les mains de René MAUBERT journalier pour par lui être porté à l’hospice de Beaufort. [Calendrier de l’Avent – Jour 21]

  2. Renée BEAUSOLEIL, 26 août 1836. Déclarée par Jean HAMARD, cultivateur et Louis SALMON cultivateur. « … sur les deux heures du matin, il a été exposé à la porte de Anne ESDIN fille majeure, âgé de quarante huit ans, leur voisine, un enfant … emmailloté dans un mauvais oreiller de toile garni de plume d’oies… ». Confié à René MAUBERT journalier pour être emmeneé à l’Hospice de Beaufort. [Calendrier de l’Avent – Jour 22 ]

1837

Philomène GIROFLÉE, 28 novembre 1837. Déclarée par Françoise LINDÉE, journalière, veuve de Urbain LEMERT. « … emmailloté dans une petite brassière de molleton blanc, ayant une petite chemise de grosse mousseuline, coiffé d’un petit bonnet d’indienne grise, couché sur un oreiller de coutil rempli de plumes, recouvert d’une souille de toile, le tout enveloppé d’un très mauvais lange… »  Remis entre les mains de René MAUBERT journalier pour être conduite à l’Hospice d’Angers. [Calendrier de l’Avent – Jour 23]

1838

  1. Euphémie Rosalie DELAFOUGERAY, 5 septembre 1838. Déclarée par Pierre BERTRAND cultivateur. « … réveillé par plusieurs coups de bâton frappés à sa porte, ayant demandé qui frappait ainsi on lui a répondu de se lever de suite, ce qu’ayant fait il est sorti sans avoir vu personne, mais en rentrant il a entendu le cri plaintif d’un enfant que l’on avait déposé sur une selle servant d’évier à sa maison…coiffé d’un petit bonnet de soie ponceau, une chemise de toile de lin, brassière d’étoffe brune, le tout enveloppé d’un lange de vieux moleton blanc, couché sur un peu de paille d’osier recouvert d’un mouchoir de poche blanc, entouré de carreaux rouges...  ». Confié à l’Hospice d’Angers. [Calendrier de l’Avent – Jour 20]

  2. Jean Arthur DELAJAURIE, 1er octobre 1838Déclaré par Pierre SAVARD cultivateur demeurant aux Souchetières. « … coiffé d’un petit bonnet d’indienne blanche et rose, une chemise de toile de lin, brassière de chétive étoffe verte, un petit mouchoir de coton rouge et bleu, le tout enveloppé dans un lange de laine verte, couché sur un oreiller garni de balles d’avoine… âgé de trois ou quatre jours, n’ayant aucune marque propre à le faire reconnaître, si ce n’est un petit billet attestant que l’enfant dont il s’agit a été baptisé à Cheviré le Rouge, lequel billet est signé P. A. Jeaneau, vicaire de Cheviré… » Remis à René MAUBERT journalier être emmené à l’Hospice d’Angers. [Calendrier de l’Avent – Jour 18]

    _____________

Vignette – Jean-Eugène Buland (1852-1926), Le bonheur des parents, 1903, huile sur toile, collection privée. [Tout le contraire de l’image que l’on se fait d’un enfant abandonné… mais si belle !]

Une réflexion sur “Les enfants naturels de Fougeré, 1822-1838

  1. Merci pour cette conclusion. Finalement, on devrait retrouver des enfants abandonnés dans quasi chaque village ? Peut-être aussi que les mères abandonnant leur enfant à Fougeré (et dans d’autres villages), )sans passer par l’hospice, se gardaient ainsi la possibilité de « veiller » sur leur enfant et de le voir grandir…
    Merci pour toutes ces belles histoires qui ont enchanté ce mois hivernal.

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