Anne DELAMARRE, enfant trouvée sur le bord d’une marre, Fougeré, 1828

Jour 17 – Calendrier de l’Avent 2020

Anne DELAMARRE (1828-1886)

André GOUZÉ rentre chez lui. Nous sommes fin novembre, il est six heures du soir et la nuit est tombée. En passant près de la marre des Herrières, hameau où il demeure, il distingue, malgré la pénombre, un ballot d’étoffe qui se révèle être un enfant. Ainsi vint au monde Anne LAMMARE ou DELAMARRE, selon les actes. Elle sera élevée aux Herrières par la femme d’André GOUZÉ, son « sauveur ». Et, tout naturellement, elle épousera en 1849, François HUBERT, cultivateur aux Herrières.

Déclaration de naissance d’Anne LAMMARE, 28 novembre 1828, six heures du soir.

L’an mil huit cent vingt huit, le vingt huitieme jour du mois de novambre à six heures du soir, pardevant nous LAILLIER Pierre adjoint municipal de la commune de Fougeré… est comparu le sieur André GOUZÉ cultivateur demeurant aux Herrières, lequel nous a déclaré que le jour d’hier vers six heures du soir, il passoit près la marre nommée la marre des Herrières, il a vu un ballot d’étof sur le bor de cette dite marre, il s’est approché, il a appersu que c’étoit un anfant, il a aussiteau été chercher deux témoins nommés Charles BOIGNÉ âgé de vingt huit ans, Jean BOIGNÉ garçon âgé de vingt deux ans, les deux majeurs et cultivateurs voisins du dit GOUZÉ pour levé et visiter cette anfant qu’il nous presente, avons reconnu qu’il étoit du sexe féminin âgé d’un jour et enveloppé d’un cotillon d’étof brune, nous l’avons enregistré en présence du déclarant et des deux témoins, l’avons nommé sous le nom et prénom d’Anne LAMARREenfant naturel, ordonné qu’il soit remis desuite aux soins de la famme d’André GOUZÉ cultivateur demeurant aux Herrières, qui a bien voulu s’en charger et en prendre soin … »

Mariage d’Anne DELAMARRE et de François Simon HUBERT, Fougeré, 21 avril 1849.

… L’an mil huit cent quarante neuf, le vingt un avril à six heures du soir, par devant nous Jacques ALLARDIN adjoint … ont comparu le sieur François Simon HUBERT né à Fougeré le dix huit décembre mil huit cent quinze, cultivateur, demeurant aux Herrières en cette commune fils majeur de Louis HUBERT cultivateur demeurant aux dites Herrières et de défunte Anne LEJARD… et demoiselle Anne LAMARRE, née à Fougeré le vingt un novembre mil huit cent vingt huit, domestique, demeurant au bourg de Fougeré, fille mineure de père et de mère inconnus et domicilée de droit en la compagnie de son tuteur, Jean BORDIER, cultivateur au dit Fougeré, procédant du consentement d’un conseil de famille … vu les actes de naissance des futurs époux… vue délibération d’un conseil de famille tenu sous la présidence de M. Le Juge de paix du canton de Baugé, le seize avril courant, portant de la part dudit conseil de famille, consentement au présent mariage et désignation du sieur Jean BORDIER, tuteur de la future épouse, à l’effet de l’assister et réitérer ledit consentement lors de la célébration de son mariage…

Anne LAMARRE mettra au monde trois enfants.

  1. François HUBERT, né à Fougeré le 15 janvier 1850 x1 Fougeré 26 novembre 1876 Caroline SEVILLE ( décédée 28 avril 1877) x2 Fougeré 17 mai 1884 Clémence FRESLON dont postérité.
  2. Louis HUBERT, né à Fougeré le 24 novembre 1856.
  3. Anne HUBERT, née à Fougeré le 8 mai 1859.

François HUBERT, le fils aîné d’Anne DELAMARRE, épouse en 1876 Caroline SEVILLE dont le patronyme est étrange. Et pour cause, l’acte de mariage révèle que Caroline est une enfant naturelle, déclarée à Angers le 22 février 1849, de père et mère inconnus. Anne LAMARRE est encore de ce monde. La première femme de François meurt assez rapidement et il se remarie en 1884 avec Clémence FRESLON, toujours à Fougeré.

C’est le seize juin 1886, à l’âge de 58 ans, qu’Anne DELAMARRE s’éteint au bourg de Fougeré


Les enfants trouvés à Fougeré en 1829

  1. Marie CROULTIERES, 15 janvier 1829. Déclaré par Pierre COUDRAY cordonnier. Trouvé « à côté de sa porte, vêtu d’un langeux rouge en coton, d’une brassière de coton de Nantes, d’un bonnet et d’un serre-tête, deux mouchoirs rouges, deux chemises et trois couches ». Confié à la femme d’Henri ROUSSELIN cultivateur demeurant à Croultières. [Calendrier de l’Avent – Jour 14]
  2. Perrine LEON, né à Montpollin. Décédée le 1er juin 1829 chez la femme d’André GOUZÉ à qui on l’avait confiée, âgée de deux ans et dix neuf jours.
  3. Paul LOUIS, 28 juin 1829. Déclaré par Pierre LEMOINE. Trouvé « exposé à sa porte, vêtu d’un langeus et brassière de molleton, deux bonnets, deux mouchoirs, un orriller avec une souille et deux couches ». Confié à la femme de René AUDROUIN closier. Décédé le 3 juillet 1829.
  4. Alexandrine SOURDRIE, 13 juillet 1829. Déclaré par Pierre LEMOINE. « Vers deux heures du matin, on a frappé à sa porte, il s’est levé et il a trouvé à côté de sa porte un enfant ». Confiée à la femme de Pierre LEMOINE. Décédée le 12 août 1829.
  5. Anne PERRIERES, 26 juillet 1829. Déclaré par André GOUZÉ cultivateur. « Vers dix heures, on a frappé à sa porte, il s’est levé et il a trouvé à côté de sa porte un enfant, vêtu très pauvrement ». Confié à la femme d’Urbain BATAILLEAU, cultivateur demeurant aux Clos Doillet. Décédée le 7 août 1829. [Calendrier de l’avent – JOUR 6]
  6. Marie LABROSSE, 2 septembre 1829. Déclaré par François CARRÉ cultivateur. « on a frappé à sa porte, il s’est levé, il a ouvert sa porte, il y a trouvé un enfant qui lui a paru naissant … avons reconnu qu’il était du sexe féminin, âgé d’un jour et vêtue très pauvrement … » Confié à la femme de François CARRÉ. [Les enfants trouvés de François CARRÉ, Calendrier de l’avent – JOUR 4]
  7. René HERRIERES, 19 septembre 1829. Déclaré par André GOUZÉ. « Vers neuf heures du soir, on a frappé à sa porte, il s’est levé et il a ouvert sa porte et il y a trouvé un enfant, vêtu très pauvrement ». Confié à Marie GOUZÉ fille cultivatrice demeurante aux Herrières ». [Calendrier de l’avent – JOUR 6]
  8. François BARILLERAIS, 6 octobre 1829. Déclaré par la veuve DARRONDEAU, cultivatrice. « Vers neuf heures du soir, on a frappé à sa porte, elle s’est levée, a ouvert sa porte, elle y a trouvé un enfant, vêtu très pauvrement ». Confié à la veuve Mathurin JUBEAU cultivatrice. [Calendrier de l’avent – JOUR 6]
  9. Louise MÉLON, 29 octobre 1829. Déclaré par Anne THIELLEUX cultivatrice.  » Vers trois heures du matin, elle a entendu frapper à sa porte, elle s’est levée, a ouvert sa porte, elle y a trouvé un ballot dans lequel il y avait un enfant, vêtu très pauvrement ». Confié à la femme de Michel CHAUDET cultivatrice.
  10. Florent MAZIERES, 25 novembre 1829. Déclaré par André GOUZÉ. « Vers dix heures du matin, il a entendu frapper à sa porte, il s’est levé, a ouvert sa porte, il a trouvé à côté de sa porte un enfant qui était dans un panier sur des feuilles d’ormeaux », « vêtu de haillons ». Confié à la femme d’André GOUZÉ.  Décédé le 14 janvier 1830. [Enfant trouvée dans un panier, Calendrier de l’Avent – JOUR 8]
  11. Théodore CLEMENT, 29 novembre 1829. Déclaré par Pierre LEMOINE journalier. « A six heures du matin en ouvrant sa porte, il a vu à côté de sa porte un ballot noir, et tout en approchant il a vu que c’était un enfant », « vêtu de haillons ». Confié à la femme de Pierre LEMOINE. [Calendrier de l’avent – JOUR 6]

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