Benoît MORELLERIE ou quand l’un de mes ancêtres déclare un enfant trouvé, Fougeré, 1828

Jour 13 – Calendrier de l’Avent 2020

Cet enfant naturel est un enfant de plus déclaré à Fougeré mais pour moi il est très particulier. En effet il a été déclaré par mon ancêtre Mathieu VAIDIS, cultivateur à Fougeré à La Morellerie dans les années qui nous préoccupent. Voici sa déclaration.

Déclaration de naissance de Benoît MORELLERIE, 10 juillet 1828, six heures du soir.

L’an mil huit cent vingt huit le dixieme du mois de juillet à six heures du soir, par devant nous LAILLIER Pierre, adjoint municipal de la commune de Fougeré faisant par délégation du maire les fonctions d’officier public de l’état civil de la dite commune, arrondissement de Baugé, département de Maine et Loire, est comparu à la maison commune de Fougeré le sieur Mathieu VAIDIS cultivateur demeurant à La Morellerie, lequel nous a déclaré que ce matin vers deux heures on a frappé à sa porte, il s’est levé, il a ouvert sa porte et a trouvé à côté de sa porte un enfant du sexe masculin, il a été desuite chercher les sieurs Joseph SOUTAIRE, âgé de soixente ans, demeurant à La Morellerie, Louis THOURAULT âgé de soixente cinq ans demeurant au Petit Chantelou, les deux cultivateurs pour levé et visiter cette anfant qu’il nous ont présenté, avons reconnu qu’il étoit du sexe masculin âgé d’environ huit jours, vêtu d’un langeux et d’une chemise bien usée, nous l’avons enregistré en présence des deux témoins ci dessus nommés sous les noms et prénoms de Benoist MORELLERIE, anfant naturel et ordonner que le dit anfant soit remis desuite au soins de la femme LANFANT cultivatrice demeurante à Barrier, qui a bien voulu sans charger et en prendre soint, après lecture faite au déclarant et témoins, il nous ont dit ne savoir signé fors les soussignés qui ont  signé avec nous de ce enquis.

L’enfant ne vivra pas très longtemps…

Déclaration de décès de Benoît MORELLERIE, enfant naturel, 24 juillet 1828, dix heures du matin.

… sont comparu à la maison commune de Fougeré les sieurs jean Baptiste BOUVIER sabotier âgé de vingt sept ans, René BARILLER âgé de quarante trois ans, les deux demeurant en ce bourg, nous ont déclaré que Benoist MORELLERIE anfant naturel, né à Fougeré, confié à la femme LANFANT demeurante à Barrier, est décédé d’hier à huit heure du soir en la maison de la susdite veuve LANFANT, âgé de quatorze jours…

Mathieu VAIDY (1779-1842)

Quant à mon ancêtre, Mathieu VAIDIS, il était originaire de La Flèche et avait épousé Jeanne RAVENEAU quelque part aux alentours sans doute des années 1815. Malgré tous mes efforts, je n’ai jamais pu retrouver leur acte de mariage. Ils eurent trois filles, toutes nées à Fougeré.

La première, Jeanne VAIDIS, naquit le 8 février 1817. Mathieu  VAIDIS était alors cultivateur à La Montreulière. Cette petite fille, hélas, mourut à l’âge de neuf ans, le 2 mars 1826, à La Morellerie, lieu où Mathieu VAIDIS demeurait cette année-là.

La seconde fille du couple s’appellait Louise VAIDIS. Elle naquit à Fougeré le 26 mars 1820 à La Tabarière, lieu où la famile VAIDIS résidait après avoir quitté la Montreulière et avant d’arriver à La Morellerie. Louise se mariera deux fois, en 1842 avec un charpentier, Mathurin BONNAIRE, puis en 1849 avec Mathurin LEMESTRE, un cordonnier. Malheureusement elle semble ne pas avoir eu d’enfant et elle meurt à l’Hospice de Baugé, veuve pour la seconde fois, en 1852. Elle avait 32 ans.

Je descends donc de la troisième et dernière fille de Mathieu VAIDIS, Marie Louise, qui naquit le 9 octobre 1823, toujours à Fougeré. En 1836, Jeanne RAVENEAU, sa mère, décède. Marie Louise a 12 ans. Qui s’occupe d’elle ? Je l’ignore, mais sans doute est-elle placée quelque part comme servante… Je la retrouve en 1849 quand elle épouse à Marcé,  commune située à une vingtaine de kilomètres de Fougeré, Michel GANNE. Entre temps, son père,  Mathieu VAIDIS, est décédé à l’hospice de Baugé en 1842.

Le patronyme VAIDIS est particulièrement voué aux changements orthographiques et il est parfois difficile de s’y retrouver : de VAIDIS à VAIDYS, VEDIS, VEDYS, en passant par VAIDY, VEDY, voire VAIDIÉ, les recherches ne sont pas aisées… Par souci de simplification, j’ai unifié dans mon arbre toutes ces variantes sous la forme VAIDY, qui est la forme la plus récente, que l’on retrouve, par exemple, dans l’acte de décès de Marie Louise VAIDY, qui survient le 17 avril 1891 à La Chapelle-Saint-Laud. Marie-Louise VAIDY aura mis au monde cinq enfants et  elle aura connu l’une de ses petites filles, mon arrière-grand-mère, Léonie GANNE, future épouse de Pierre DELAVIGNE, qui avait trois ans en 1891.

 

J – 12 avant Noël…

3 réflexions sur “Benoît MORELLERIE ou quand l’un de mes ancêtres déclare un enfant trouvé, Fougeré, 1828

  1. bonjour ,
    Avez vous cherché à Durtal , Cheviré le rouge ou Montigné ? j’ai aussi du ravenea dans ma généalogie , bonne recherche . A propos d’enfant abandonné , je me suis souvent posé la question ! le découvreur ne serait il pas le père de l’enfant , c’est quand même étrange que l’on porte un enfant et qu’il soit déposé à la porte d’un particulier surtout dans une petite paroisse .
    cdlt

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.