S comme SYMPHORIEN

SYMPHORIEN, Symphorienne (22 août)

Du latin SymphorianusVariantesSimphorien, Simphorienne… parfois orthographié Phorien ou Phorienne…


Symphorien HERPIN (1636-1687/)

Voici un prénom qui a complètement disparu de nos jours et qui pourtant était extrêmement fréquent autrefois. C’est ainsi que je compte un nombre impressionnant de Symphoriens et de Symphoriennes parmi mes ancêtres ; pour être plus précise j’ai 31 ancêtres qui se prénomment Symphorien et 28 Symphorienne.

Voici, au hasard, Symphorien HERPIN (J’aime bien ce nom de famille !) qui fut baptisé à Villevêque le vendredi 14 mars 1636 en même temps que son frère jumeau que l’on appela Julien. Il était le fils de … Symphorien HERPIN et de Perrine GAIGNARD.

Acte de baptême de Symphorien et Julien HERPIN, le 14 mars 1636 à Villevêque – (AD49)

Le 14 è mars 1636 ont esté baptiséz en l’église de Villevesque par moy vicaire soubsigné deux filz gemeaux appartenants à Symphorien HERPIN et à Perrine GAIGNARD demeurantz au lieu de la Valée, l’un desquelz a esté Symphorien par Symphorien DECORCE demeurant à L’Hostellerie parain et par Renée THOMAS femme de Charles LE RAY demeurant à la Rocherambault marraine et l’autre a esté nommé Julien par Julien GAIGNARD demeurant au Fusnault en cette parroise parrain et par Jehanne DALIBON fille de feu Jehan DALIBON servante domestique de Mathurin JUSTEAU demeurant à La Haye Joulain parroisse de Saint Silvin, lesquelz ont dit ne scavoir signer.

Le 7 juillet 1661, 25 ans plus tard, Symphorien HERPIN épouse Renée HAMARD, toujours à Villevêque. A noter, la présence, comme il est de coutume, de son parrain Symphorien DECORCE.

Symphorien fils de Symphorien HERPIN et de Perrine GAIGNARD son espouse, paroissien de ceans d’une part et Renée fille de Jean HAMARD et de Renée FOUYN son espouse aussy paroissienne de ceans d’autre part, ont contracté mariage en face d’église et receu la bénédiction nuptiale pendant la célébration de la messe, de nous curé de ceans soubssigné, le septième jour de juillet mil six cent soixante et un, en présence de Mr Jacques MILON prestre vicaire de ceans, des pères et mères des dites parties, de honneste homme Nicolas TOUPLIN marchand et de Symphorien DECORCE tous paroissiens de céans, et ont les dites parties en présence, fors ledit Sieur MILON et TOUPELIN, dit ne sçavoir signer. J. Milon – N. Toupelin.

Le couple aura tout d’abord six filles, parmi lesquelles une Symphorienne, avant d’avoir enfin un garçon qui  sera prénommé… Symphorien !

Les sept enfants de Symphorien HERPIN, six filles et un garçon !

Symphorien HERPIN vivra suffisamment longtemps pour que l’on soit obligé de l’appeler Symphorien HERPIN l’aîné, afin de le distinguer de Symphorien HERPIN le Jeune, son fils. Le 9 septembre 1703, il aura même la joie d’être le parrain de… Symphorien HERPIN, son petit-fils, baptisé, tout comme lui précédemment dans l’église de Villevêque ! Symphorien est alors âgé de 67 ans. (Je suis encore à la recherche de son acte de sépulture…)

Mes autres Symphoriens

Un seul d’entre eux (dans mon arbre) a été baptisé le jour de la Saint Symphorien, il s’agit de Symphorien BARDOUL, fils de Jean BARDOUL et de Michelle RIBOURG, baptisé le 22 août 1620 à Villevêque…

On trouve des églises dédiées à Saint-Symphorien au Vieil-Baugé, à Bouchemaine, au Bourg-d’Iré, à Montjean-sur-Loire, à La Boissière-sur-Évre, et surtout, pour ce qui m’intéresse, à Andard.

En effet, trois de mes ancêtres Symphoriens ont été baptisés à Andard :

  • Symphorien COUSIN, baptisé le 19 avril 1639, fils de Julien COUSIN et Michelle TROUILLARD.
  • Symphorien DABURON, baptisé le 12 septembre 1676, fils de Pierre DABURON et Louise LE BAILLIF.
  • Symphorien GERBÉ, baptisé le 11 mai 1630, fils de Symphorien GERBÉ et de Perrine CLAVIER.
Signature de Symphorien GERBÉ père, demeurant à Andard (~1600-1670)

Saint SYMPHORIEN

Selon le Dictionnaire des noms de baptême, de G. Belèze, voici en quelques mots la vie de saint Symphorien, martyr à Autun, au deuxième siècle.

Symphorien, né à Autun d’une famille noble et chrétienne, fut instruit avec soin dans le sciences divines et humaines. Il était dans la fleur de l’âge, généralement estimé à cause de sa vertu et de ses belles qualités, lorsqu’il versa son sang pour la foi de Jésus-Christ, vers l’an 178, sous le règne de Marc Aurèle. […] Un jour qu’on portait dans les rues, sur un char magnifiquement décoré, la statue de la déesse Cybèle, Symphorien refusa de prendre part à cette cérémonie. Arrêté par le peuple, conduit au tribunal d’Héraclius, gouverneur de la province et interrogé pourquoi il refusait d’adorer l’image de la mère des dieux, il répondit qu’il était chrétien et qu’il n’adorait que le vrai Dieu. […] Héraclius, ne pouvant ébranler la constance de généreux confesseur de la foi, le condamna à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait hors de la ville pour le supplice, sa mère, le voyant passer, lui dit à haute voix : « Mon fils, mon cher fils Symphorien, souvenez-vous du Dieu vivant et soyez courageux jusqu’à la fin ; élevez votre coeur vers le ciel et considérez celui qui y règne : ne craignez point la mort, elle vous conduira à la vie éternelle. » Euphrone, évêque d’Autun, au cinquième siècle, fit bâtir une église sur le tombeau de saint Symphorien.

Le Martyre de Saint Symphorien, Ingres, 1834.

6 réflexions sur “S comme SYMPHORIEN

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