E comme EMÉRANCE

EMÉRANCE (23 janvier)

Sainte Emérance guérit du mal de panse.

Dérivé du prénom Emérantienne, du latin emerere signifiant mériter.

Variantes – Emérence, Mérence, Emérentienne, Emérentiane et toutes les variantes orthographiques possibles : Mérance, Mérense…etc…


Emérance DELAVIGNE

Emérance DELAVIGNE fut baptisée le 23 janvier 1600 à Pellouailles-les-Vignes. Elle était la fille de Macé DELAVIGNE et de Jacquine JOUBERT. Hormis cet acte de baptême, je ne sais rien d’elle et sans doute mourut-elle en bas âge. Macé DELAVIGNE, le plus lointain ancêtre de ma lignée cognatique, eut deux autres filles,  Marie, qui survécut mais n’eut pas d’enfant, et Jacquine, dont je n’ai également aucune trace si ce n’est son baptême.

Baptême d’Emerance DELAVIGNE, 23 janvier 1600, Pellouailles-les-Vignes – (AD49)

Le xxiii è jour de janvier mil six cens a esté batizé Meranse fille de Masé DELAVIGNE et de sa femme, parain Estienne COUSIN, marene Jaquine femme de Lucas GUIBERT et Jehanne fille de Masé PERRINELLE, batisé par moy curé.

L’église de Pellouailles-les-Vignes est dédiée à Sainte Emérance, il n’est donc pas étonnant d’y rencontrer ce prénom, d’autant plus que cette petite fille naquit justement le jour où la sainte était honorée.

Le prénom Emérance présente des graphies très variées et il est même assez fréquent de rencontrer la forme « Mérance » comme ici, à Pellouailles, ou encore, non loin de là, à Seiches-sur-le-Loir. Aux alentours des années 1600 en effet, une certaine Emérance DELANOUE, femme de Pierre LIDORET, transmet son prénom à  de nombreuses petites filles dont elle est la marraine.

  • Emérance BLANDEAU, baptisée le 24 mai 1594, fille de Pierre BLANDEAU et Perrine BABIN.
  • Emérance BRANCHU, baptisée le 19 janvier 1599, fille de Mathurin BRANCHU et de Michelle LEBOUCHER.
  • Emérance ISAMBART, baptisée le 1 avril 1594, fille de Pierre ISAMBART et Catherine LIDORET.

On trouve aussi à Seiches, une marraine prénommée Espérance DELANOUE ( Baptême de Michel FOUQUERON, le 16 juin 1594). Je pense qu’il s’agit d’une confusion du copiste avec le prénom Emérance. On rencontre d’ailleurs le même cas de figure à Juvardeil avec Emérance DUPRÉ qui est appelée, une seule fois, Espérance DUPRÉ. (Voir ici).


Mes autres Emérence

Emérance BACHELOT, baptisée vers 1625, épouse de René GILET, et dont la fille, Anne, épouse en 1680 Pierre LEMANCEAU à Saint-Sylvain-d’Anjou.

Emérance BAGUELOT, baptisée le 6 mars 1634 aux Cerqueux-sous-Passavant, fille d’Hilaire BAGUELOT et d’Etiennette GAUDICHEAU, sa marraine se nomme Emérence BAGUELOT (peut-être sa tante…).

Emérance ALLARD, baptisée le 28 décembre 1697 à Thorigné d’Anjou, fille de Pierre ALLARD et de Marie BERTHELOT, petite-fille d’Emérence BELIN, fille Emérence BOULAY, fille d’Emérence GOIBAULT…

Baptisée un 23 janvier

Emérance CHAPEAU, baptisée le 23 janvier 1544 à Cheviré-le-Rouge, fille d’André CHAPEAU.

 

Statue de Sainte Emerence, église de Neuvy-en-Champagne, Sarthe (72) – (Base Palissy)

Sainte Émérance

Selon l’Encyclopédie Migne, Emerentiana [qui mérite en latin], fut une vierge martyrisée à Rome au quatrième siècle. Elle n’était encore que catéchumène lorsqu’elle alla prier sur le tombeau de sainte Agnès, qui avait été sa sœur de lait et qui venait de verser son sang pour la foi. Elle y fut assommée à coups de pierres par les païens, vers l’an 304. Elle est honorée le 23 janvier. [Gallica]

Elle est donc souvent représentée portant dans son ventre les pierres qui servirent à la lapider.

 


Notes, Sources et liens

Vignette – Paris Bibl.Mazarine ms. 0506 f.137 Sainte Emérence.

9 réflexions sur “E comme EMÉRANCE

  1. Bonjour,

    C’est avec un petit pincement, que je lis sur votre  »toile » Une Emerance Goibault. (Goubault) qui fait partie de ma très certainement cognation. Il me plairait d’échanger plus amplement avec Vous, pour en savoir davantage, si cela vous sied, bien évidemment
    Avec toute ma considération, pour vos longues recherches, je vous souhaite un arbre feuillu et plein de surprises agréables
    Corinne

    Aimé par 1 personne

  2. « Emerance, qui guérit du mal de la panse »
    A La Pouëze (49), la chapelle Sainte-Émérance a été construite vers 1472. Alors que Louis XI chassait dans la forêt de Longuénée, il fut pris de violents maux de ventre. Il pria sainte Emérance, qui avait un oratoire à La Pouëze, non loin de la forêt. En correspondance avec son supplice (les pierres qui ont servis à la lapider), sainte Emerance est réputée pour guérir la peur et les coliques. En reconnaissance de sa guérison, Louis XI ordonna la construction de la chapelle.

    Aimé par 1 personne

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