La petite note de Marie BOULESTREAU, Martyre de Melay (1769-1846)

Que feriez-vous si vous tombiez, au cours de vos recherches, sur une telle annotation ? Sans doute comme moi, abandonneriez-vous tout et chercheriez-vous à en savoir davantage…

Sur cet acte de baptême de la paroisse de Melay, une main à l’écriture moderne a noté ceci :

† le 21.4.1846

martyrisée le 25.1.1794

Cette date du 25 janvier 1794 est tristement célèbre à Melay, c’est la date du jour où eut lieu le massacre de cinquante-six habitants de la paroisse, principalement des femmes et des enfants, fusillés par des soldats des Colonnes Infernales.

Marie BOULESTREAU fut l’une des rares rescapées de ce terrible drame, comme on peut le lire sur cette liste qui recense les noms des victimes exécutées ce jour-là et qui figure dans un petit livret paru en 1876 dont un exemplaire a été transmis dans ma famille de génération en génération.

Les Martyrs de Melay, Episode du régime de la Terreur, Angers, 1876, p. 35. (Archives familiales)

Mais qui est véritablement Marie BOULESTREAU, baptisée le 6 juillet 1769, martyrisée le 25 juillet 1794 et décédée le 21 avril 1846, selon la petite note qui figure sur son acte de baptême ?

Si l’on cherche rapidement des informations sur cette martyre, on ne trouve guère plus que ce que je viens d’écrire, aussi est-ce pour réparer cet injuste oubli que je suis partie sur les traces de cette lointaine cousine.

Une famille comme une autre

Voici la transcription de l’acte de baptême de Marie BOULESTREAU :

Le six juillet mil sept cent soixante neuf a été baptisée par nous vicaire soussigné Marie Perrine née de ce jour, fille de Pierre BOULESTREAU tisserand et de Louise JACOB son épouse, ont été parein Pierre GREGOIRE tisserand oncle de l’enfant du coté maternel de cette paroisse, et mareinne Gabrielle BOULESTREAU épouse de Charles PROVAULT cordonnier, sœur du père de l’enfant, de la paroisse de Notre Dame de Chemillé, lesquels ont dit savoir signer.

Signé : P. Gregoire – G. Boulestreau. R. Menard.

Les parents de Marie, Pierre BOULESTREAU et Louise JACOB, s’étaient mariés le 4 août 1766 à Melay. (C’est principalement par sa mère, Louise JACOB, que je suis apparentée à Marie BOULESTREAU.) Leur première fille, Louise Jacquine, naissait le cinq mai 1767, suivie de Marie Perrine, Pierre Louis (1773) et enfin Jeanne Louise (1780) qui ne vivra que trois ans.

Pierre BOULESTREAU était tisserand et sa femme, Louise JACOB, fille de tisserands également. Ils habitèrent un temps le hameau du Houx mais vécurent principalement au bourg de Melay.

Une famille anéantie

Le 25 janvier 1794 arrive. Jour fatal pour Marie et sa famille. De nos jours, on parlerait de commando, de rafle, d’exécution… C’est ce qui eut lieu à Melay – et dans bien d’autres lieux – ce jour-là. Si Marie survécut au massacre, ce ne fut pas le cas de sa mère, Louise JACOB, ni de sa sœur, Louise BOULESTREAU. Quant à son père, Pierre BOULESTREAU, et son frère, Pierre BOULESTREAU également, ils étaient absents du pays : partis combattre, ils ne reviendront pas…

Pour évoquer l’indicible, difficile de trouver les mots, aussi j’emprunte au Martyrs de Melay quelques lignes écrites au sujet de Marie alors qu’elle et ses compagnes sont conduites jusqu’au lieu de leur exécution. Il est écrit :

Marie BOULESTREAU se distingue entre toutes ses compagnes par la fermeté de son attitude : voyant à côté d’elle sa sœur trop sensiblement émue, elle en conçoit une sorte de confusion : « Eh ! quoi, Louise, tu pleures, et nous allons au ciel !!! »

[…]

Avant l’exécution, Marie BOULESTREAU, la plus instruite et la plus courageuse de toutes ces saintes femmes, demande et obtient quelques instants pour se préparer à la mort.

Marie n’est pas touchée par les balles mais l’un des bourreaux la frappe à la tête de son arme, tandis qu’un autre, sans doute pour la sauver, lui couvre le visage de son mouchoir ensanglanté.

A la faveur de la nuit, elle se traîna le long du bois de la cure jusqu’à la maison la plus voisine, elle appela à son secours et reçut les soins les plus urgents de la main de Jeanne BRUNET qui lui arracha un tronçon brisé de l’arme dont elle avait été frappée.

Une nouvelle famille

Comment continue-t-on à vivre après cela ?… Je l’ignore. Mais Marie, seule rescapée de sa famille, Marie la survivante, se marie pourtant dès l’année suivante.

En effet, le printemps revenu, le 19 mai 1795, elle épouse religieusement Jacques TURLAIS. Le mariage civil, lui, ne sera prononcé que deux ans plus tard, le 26 décembre 1797 (6 nivose an VI).

Signature de Marie BOULESTREAU, le jour de son mariage, le 19 mai 1795 – (AD49 – BMD – An II- 1797, vue 26/83)

Jacques TURLAIS est tisserand, comme l’est le père de Marie et, tout pareillement encore, soldat vendéen. Qui sait ? peut-être a-t-il combattu aux côtés de son futur beau-père…

Dans les dossiers de secours est conservée une lettre admirable, écrite de sa main, que je ne peux m’empêcher de partager avec vous. (L’orthographe a été respectée.)

Monsieur le Préfet,

Connaissant le zèle que vous montrez à rendre justice à tous les vrais fidèles sujets, qui dans les tems critiques et désastreux de notre malheureuse révolution ont mille fois prodigué leur sang et leur vie au champ d’honneur, Jacques TURLAIS, ancien soldat vendéen, ose se permettre de réclamer votre justice et votre bonté. Armé pour la défense de l’autel et du trône, j’assistai en 1793, 10 avril, au fameux choc de St Pierre de Chemillé, où je m’acquittois du devoir d’un brave et vaillant soldat ; mais, ô malheur ! Un biscaïen vint me briser l’os du devant de la jambe droite gauche, 5 pouces environs au dessus du pied, et depuis cette époque, je suis demeuré infirme : ma jambe n’a cessé de me faire endurer les tourmens les plus aigüs, car maintefois il est sorti de ma blessure des os à demi calcinés ; alors j’étois réduit à la cruelle nécessité de garder un grabat des mois entiers, payant le médecin et les rémèdes nécessaires. Et aujourd’hui outre les douleurs que m’occasionne une autre blessure d’une balle reçue au côté gauche, à la mémorable journée de Coron 1794, je ressens déjà toutes les incommodités d’une caducité prématurée, suite de mes fatigues militaires et mes cicatrices. Et à l’âge de 61  ans, je ne puis déjà plus ou du moins presque plus travailler, et je ne jouis que d’une modique pension de 100 francs, aussi, monsieur le préfet, est-ce bien peu pour un homme réduit à un état aussi critique que le mien ; mais j’ose enfin espérer que la justice de ma cause et votre compassion par compassion pour les malheureux, vont agir si efficacement en ma faveur que mon sort sera enfin alléger. Puissent mes services, monsieur le préfet, mériter un regard favorable de votre part ; car c’est de vous que j’attends du soulagement à mes peines.

J’ai l’honneur d’être, monsieur le préfet, votre très humble et très obéissant serviteur, J. Turlais.

Melay près Chemillé, 25 7bre 1825.

Fin de la lettre de Jacques TURLAIS datée du 25 septembre 1725 – (AD49)

Comme jacques TURLAIS le précise dans sa lettre, il reçoit déjà une pension de cents francs.

Dossiers Vendéens – Documents Généraux (1815) – AD49

Melay – TURLAIS Jacques – Soldat – 49 ans – Un coup de feu qui a fracturé le tibia gauche et occasionné une grande perte de substance et des cicatrices adhérentes qui le mettent dans le cas d’estropiment – Entré à l’armée vendéenne en 1793 – 2 Campagnes – Melay – Pension annuelle – Cent francs.

Descendance de Jacques TURLAIS et Marie BOULESTREAU

Jacques TURLAIS et Marie BOULESTREAU ont eu, selon Les Martyrs de Melay, de nombreux enfants, dont deux auraient embrassé la carrière ecclésiastique.

L’Abbé THARREAU, longtemps dépositaire du fascicule confié à ma famille, avait noté à ce sujet : « L’un d’eux fut curé de Noyant-la-Plaine« . Grâce à cette annotation j’ai pu retrouver l’existence d’Augustin TURLAIS, curé de Noyant-la-Plaine du 11 décembre 1843 au 17 février 1851 – selon Célestin Port, Dictionnaire de l’Anjou, article Noyant-la-Plaine – dernier enfant de Marie BOULESTREAU.

Note de l’Abbé Tharreau sur mon exemplaire des Martyrs de Melay, p.14. (Archives familiales)

Effectivement, deux des enfants de Marie BOULESTREAU devinrent prêtres.

  1. Jacques TURLAIS (1796 – 1868). Prêtre desservant à Beaulieu-sur-Layon. Il y marie sa sœur en 1834.
  2. Marie Perrine TURLAIS (1798 -1872). Elle épouse à Melay le 9 mai 1826, Mathurin Pierre BRICHETTEAU, un tisserand des Gardes, dont elle aura de nombreux enfants. Elle meurt à Beaulieu-sur-Layon, le 6 mai 1872.
  3. Pierre Félix TURLAIS (1800-1858). Le second fils de Marie deviendra fabriquant. Il épouse à Gonnord, en 1834, Françoise Renée PASQUIER.
  4. Magloire Marie Louis (1801-1802). Cet enfant n’a vécu que deux mois, mais il est le seul enfant, à ma connaissance, qu’ait perdu Marie.
  5. Victoire TURLAIS (1803-1866). Elle épouse à Beaulieu-sur-Layon, Louis BERTIN, maître maçon et s’établit à Vezins. Elle a également une très nombreuse descendance.
  6. Prudence Rosalie TURLAIS (1805-1883). Restée jeune fille, elle meurt à l’âge de 78 ans à Champteussé-sur-Baconne auprès de son petit frère, Augustin TURLAIS.
  7. Augustin TURLAIS (1810-1891). Dernier fils de Marie BOULESTREAU, il est également prêtre, comme son frère aîné. C’est lui qui fut curé à Noyant-la-Plaine avant de devenir prêtre habitué à Champteussé-sur-Baconne où il meurt en 1891, âgé de 81 ans.

Et, conformément à la petite note trouvée sur son acte de baptême, Marie Perrine BOULESTREAU s’éteint le 21 avril 1846, à Melay, à l’âge de 76 ans. Beaucoup plus tard, en 1968, on donnera son nom à une petite place de Melay et je me demande si ce n’est pas à cette occasion que cette petite mention marginale fut ajoutée à côté de son nom dans les registres de Melay…


Pour en savoir plus… Quelques articles sur les Martyrs de Melay.

Vous pouvez consulter également :

 

45 réflexions sur “La petite note de Marie BOULESTREAU, Martyre de Melay (1769-1846)

    1. Merci ! Je trouve qu’elle le mérite bien ! Et tu me donnes une idée : je vais faire une page spéciale « Martyrs de Melay », car je crois bien qu’il y a d’autres destins à réveiller et mettre en avant.

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      1. Bonjour,
        Ma belle famille (Denéchère) étant native de Melay j’ai pu constaté que ce massacre avait laissé des traces dans la mémoire collective des habitants.Votre article m’a incité a relire les deux fascicules intitulés « Les martyrs de Melay » que j’ai retrouvé dans les archives familiales :
        – Un daté de 1978 (pas de nom d’auteur précisé) mais sans doute édité a l ‘occasion d’une cérémonie organisée par la municipalité le 18/6/1978 auquel s’était associé « Le souvenir vendéen » pour accompagner la bénédiction d’une croix de granit a l’emplacement ou furent massacrés ces 56 victimes du massacre.
        -un autre plus récent daté de 1994 a l’occasion du bicentenaire édité par la municipalité ecrit par M Louis Raimbault
        Il y a eu semble t il une volonté au fil du temps d’entretenir le souvenir de cet horrible massacre.
        J’ai trouvé dans les registres paroissiaux de Melay l’évocation de ce massacre rédigé par le curé de l’époque que je trouve émouvante:
        Archives départementales du Maine-et-LoireMelay – – Baptêmes, mariages, décès – An II-1797 – Vue 40 a 42 sur 83
        https://www.archinoe.fr/v2/ark:/71821/cf451aed81571225d3f3282519cbe1d2
        https://www.archinoe.fr/v2/ark:/71821/51b414a81ceee44d7b3e2593a0d9e30d
        https://www.archinoe.fr/v2/ark:/71821/bcf71de7f3f83dbde3f14ea48dd1ed9f
        Outre ce massacre on peut y voir d’autres crimes postérieurs a cet événement
        Votre article m’a captivé
        Merci

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        1. Merci pour ce long commentaire.
          Les pages du registre de Melay, écrites par le curé GALPIN, sont effectivement très émouvantes. Elles sont aussi très riches historiquement et témoignent de la violence des événements.
          Je suis en train de faire la généalogie de toutes les victimes de Melay : comme ce sont généralement des cousins ou cousines,plus ou moins proches ou éloignés, je les ajoute à mon arbre sur Geneanet. Je m’aperçois ainsi que certaines familles ont été touchées plus que d’autres ; les habitants du bourg en particulier, familles de tisserands pour la plupart, ont été fortement frappées…. La suite bientôt.

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          1. Excusez moi d’avoir été aussi long mais je me suis laissé emporter par l’envie d’en savoir plus sur tous ces destins brisés .
            De plus tout comme vous ma belle famille originaire de Melay m’a toujours parlé de cet événement dont le souvenir reste très prégnant dans la commune.
            Au plaisir de vous lire
            Merci

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            1. Non, non, surtout ne vous excusez pas. Je comprends que ce point vous touche puisque je ressens exactement la même chose.
              Est-ce que les deux fascicules que vous possédez sur Les Martyrs de Melay sont identiques ? (1978 et 1994 ?)
              Est-ce qu’ils apportent quelque chose de nouveau par rapport à celui de 1876 ? (Je pense qu’ils sont sans doute quelque part dans ma famille, mais je ne sais pas où …)

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              1. 1 – Le document de 1978 (23 pages) doit être je suppose une réédition de ce que le curé Lemarié avait publier en 1876; je l’ai numériser et il est consultable a cette adresse :
                https://drive.google.com/file/d/1UDG0CdfipJEImfgPVk4wJ9Dcue0Vn8Qp/view?usp=sharing
                2 – L’autre(55 pages) écrit en 1994 par M Louis RAIMBAULT (instituteur ???) a l’occasion du bicentenaire est plus étoffer et pédagogique relate le contexte historique,les différentes cérémonies en souvenir de ce massacre(1876, 1894 centenaire par curé Fillaudeau curé ND de Chemillé,1951 plaque commémoratives, 1978 bénediction croix , 1994 bicentenaire ….) dans l’église,le texte du curé Lemarié est repris et quelques annexes intéressantes a mon point vues.
                Je vais essayer d’en faire quelques scan sur Facebook si j’y arrive !!!
                Bonne recherches

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              2. Merci beaucoup pour cette réponse rapide !
                Le document de 1978 est bien un fac-similé de celui de 1876.
                Quant à Louis Raimbault, il était effectivement instituteur. Il est l’auteur de la série : Chronique des simples jours – Histoire d’une famille en Anjou dans les années 1940 ( Livres que j’ai adorés).
                Il a épousé la cousine germaine de mon père. (Certains des personnages de ses livres sont donc de ma famille. Par exemple, il y a ma grand-mère…).
                Tous ses livres sont chez mes parents, je devrais bien y retrouver celui-ci ! (Mais pour l’instant, lieu inaccessible, je n’ai pas le droit de m’y rendre… grrr!)

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        2. bonjour,
          bravo à vous pour vos recherches toujours de grand intérêt. En ce moment faisant aussi des recherches sur un cas d’exécution en avril 1794 à Ste Gemmes/L, j’ai repéré plusieurs anciens livres téléchargeables sur Gallica, sur la Révolution en Anjou. Voici un des titres : Les Papiers de Benaben de Arsène Launay. J’ai bien vu vos ancêtres dans la liste , vue 122/175 page 113 du livre (Commission militaire des Gardes)
          Ce livre est très utile pour faire des recherches par nom, et rapide avec CTRL F (j’ai tapé Jacob), cela peut intéressé pas mal de personnes qui étudient cette période douloureuse.
          cordialement
          mthé

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  1. Passionnant et on doit avoir des ancêtres en commun étant donné que j ai aussi des Boulestreau du côté de sainte christine et saint Quentin en mauges et Neuvy. Ma grand mère paternelle était une boulestreau

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  2. N’oublions pas les martyrs d’Avrillé fusillés dans le champ aux Bonshommea. D’autres dans les prairies de Ste-Gemmes et autres lieux. Beaucoup d’Angevins ou Maugeois (ou autres) en descendent même si pour béatifier ceux d’Avrillé on n’a pas retenu les hommes. Seuls les prêtres et les femmes ont pu y parvenir, des enquêtes poussées ont été faites par l’église catholique à ce sujet pour être sûr qu’on ne touche pas à la politique je crois. Je suis à la rechrche d’un certain Vigneau fusillé début 1794 à Avrillé. Il était tisserand à Neuvy-en-Mauges, et âgé d’environ 40 ans. Qui pourrait m’en donner « des nouvelles » ?

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    1. Je note cette recherche. Je suis souvent à Neuvy-en-Mauges ou dans les environs (Je veux dire « virtuellement »), on ne sait jamais.

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  3. « Les Guillotinés de la Révolution Française »
    Mon ancêtre Pierre Bréchet( alias Bréché)-7ème G),domicilié à La Chapelle,canton de Montgloire,département de Mayenne et Loire,fut condamné à mort,comme brigand de la Vendée,le 16 Nivose de l’an 2,par la commission militaire séante à Nantes.
    Sa seconde épouse et deux de ses dernières filles,moururent à la prison du Calvaire.
    Les deux filles ainées ,dont mon ancêtre(6 ème G), furent épargnées…où étaient elles durant cette horrible période ?
    Cette famille Bréchet venait d’Alençon (Orne).

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  4. j’ai consulté le fichier origine de Marcel Fournier (je connais bien Marcel) je n’ai pas trouvé de Bréchet/Bréché. Pas trouvé non plus de personnage majeur (en France) de ce patronyme dans le livre « Ces villes et villages de France berceau de l’Amérique Française » – N° 10 Pays de la Loire – recherches auxquelles j’ai participé. Voyez peut-être le livre N° 3 – Basse et Haute Normandie – puisque vous dites que ces Bréchet étaient originaires d’Alençon (Orne). Il me semble qu’un certain nombre de ces livres ont été publiés sur internet désormais, d’après un courriel récent d’une généalogiste québécoise. Bon courage et au plaisir de connaître l’issue de ces Bréchet…

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    1. Bonsoir,
      Juste par curiosité, quels sont ces livres ? Vous dites qu’ils sont numériques : avez-vous un lien ?
      Merci beaucoup car j’aimerais bien y jeter un oeil.

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  5. Le livre N° 3 est en numérique – Rien vu à Alençon. Si vous avez d’autres infos concernant les ancêtres de cette famille… à votre disposition. Mais il faut savoir que les Québécois ont tous statistiquement 75 % de leurs ancêtres en provenance de Normandie en remontant toutes leurs généalogies.

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  6. Heureuse Fanfantiti que vous ayez jeté un oeil sur les livres cités, nous y avons tant passé d’heures, y compris dans divers déplacements et colloques très suivis, y compris aussi des heures à relire au téléphone tous les écrits, trouvé des subventions… Janine Giraud-Heraud, responsable à ce moment-là de Terres de Provence Québec nous a parfois bousculés. Mais il y avait « du lourd » en face d’elle, en généalogie, en histoire, en géographie, etc…Elle nous a quittés à l’issue des impressions, le jour de la Saint-Jean,… fête du Québec. Pardonnez moi d’ajouter ce commentaire au sujet de ces livres de mémoire…

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    1. Oui ! Quel travail ! Magnifique ! J’imagine à peine le nombre d’heures…Mais le résultat en valait la peine ! Bravo: j’y ai vu votre nom apparaître ici et là… Félicitations !

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  7. Merci pour ce lien bien intéressant !
    Quel travail !
    Suis allée voir cette bien lointaine, Jeanne Bréchet X Paul de Rainville,né vers 1615 à Alençon .
    Mon ancêtre Pierre Bréchet s’est marié en février 1780 à Chavagnes Les Eaux ,avec Mathurine Poupard ,il est dit, fils de feu François Bréchet et de Françoise Richoust de cette paroisse,et cy devant de celle d’Alençon .(vue 61).
    A creuser…

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  8. Voyez du côté de Chavagnes, Saint-Laurent-de-la-Plaine, vous trouverez les décès de François Bréchet et Françoise Richou. Il suffit d’être adhérence de l’AGENA, beaucoup de bénévoles ont relevé plein de choses. Mais là je ne peux aller plus loin !

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  9. eh ! chère Mag ! Etes-vous du Maine-et-Loire ? Moi j’ai creusé : j’ai des ancêtres de Notre-Dame d’Alençon et rien à voir avec la commune d’Alençon dans l’Orne !!!!

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  10. Eh ! j’ai creusé pas longtemps… Chère Mag, Etes-vous du Maine-et-Loire ? Il fallait lire Notre Dame d’Alençon qui est une paroisse de chez nous, j’y ai des ancêtres !!! Rien à voir avec Alençon dans l’Orne ! Vous m’avez fait finalement bien rire. Fouinez bien maintenant et regardez bien les communes des alentours. Demandez à Fanfantiti mon courriel, j’essaierai de vous aider mais il faut garder un peu de suspens cependant et la joie de trouver !

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  11. Oh la la ! Je n’ai pas suivi toute l’histoire… C’est amusant car j’ai fait le contraire : j’ai pensé à Notre-Dame d’Alençon avant d’abandonner voyant que l’on parlait de l’Orne…

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  12. Fini mes rêves Américains !
    Suis donc une bonne Angevine,avec quelques rameaux Mayennais et Sarthois.
    Mille excuses pour votre vaine recherche,qui a cependant eu le mérite de nous faire découvrir ces livres numérisés.
    Félicitations.
    Je sais pourtant,avec ma bien petite expérience que le prêtre,quand il s’agit d’une autre province, le spécifie.
    Après confinement,je devrai prendre RV avec mon ophtalmo…

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    1. Merci beaucoup.
      Dans les commentaires ci-dessus vous pouvez trouver le lien vers un exemplaire de ce carnet numérisé par l’un de mes lecteurs

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  13. Effectivement dans le cadre d’échanges informatiques ponctuels avec ma belle famille originaire de Melay et pour cause prolongation confinement par précaution…..
    J’ai numérisé (pdf/
    image) un petit fascicule qui s’intitule « Les martyrs de Melay » imprimé en 1978 qui est une réédition d’un écrit de Louis Lemarié curé de Melay daté de 1876 que l’auteure a cité
    Lien : https://drive.google.com/file/d/1UDG0CdfipJEImfgPVk4wJ9Dcue0Vn8Qp/view?usp=sharing
    Je ne garantis pas la pérennité de ce partage.
    Au hasard de mes recherches sur internet le même événement froidement relaté :
    Bas de page 112 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56646361/f119.image
    Haut de page 113 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56646361/f120.image
    Nb :
    Pas trouvé Gilles Pénote (Pesnot)

    Aimé par 1 personne

  14. C »‘est très bien de rappeler le martyre de ces innocents, qui étaient comme d’habitude des victimes collatérales.

    Mais quelqu’un a t-il pensé au martyr subi par les protestants, vaudois, athées et autres hérétiques, « coupables » de ne pas penser ou croire ce que le pouvoir royal et religieux imposait ?

    La remarque est vraie pour toutes les croyances ou religions qui engendrent inexorablement le fanatisme, lequel engendre la violence.

    Les victimes de la Révolution se comptent par milliers, celles du pouvoir royal et religieux, au cours des siècles d’oppression se comptent par centaines de milliers.

    Et à la fin, c’est toujours le Peuple qui plonge dans le malheur.

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  15. Bien entendu, chaque historien ou généalogiste connaît les martyrs qui ne pensaient pas comme l’essentiel… Mais s’il y a eu des protestants en Anjou (Trélazé je crois entre autres) je n’en connais pas qui furent martyrisés. J’ai trouvé dans la région châtelleraudaise une ancêtre qui fut protestante et sans doute obligée d’abroger sa religion mais je n’en ai pas connu martyrisé. Par contre, bien que deux dizaines d’années soient manquantes nous sommes quasiment certains qu’une famille s’est exilée en Suisse après la révocation !

    Aimé par 1 personne

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