Jacques PINEAU, Soldat Vendéen – #Genealogie30 (Épisodes 9 à 11)

Suite des questions autour de Jacques PINEAU…


Question 9 – Dans quel environnement géographique évoluait Jacques PINEAU ?

Jacques PINEAU a passé toute sa vie à Melay, dans les Mauges, au pays des trognes et des chemins creux. Il y est né, il s’y est marié, il y est mort et il y a été enterré.


Question 10 – S’est-il beaucoup déplacé dans sa vie ?

Comme la plupart de mes ancêtres, Jacques PINEAU ne s’est guère éloigné de son lieu de naissance au cours de sa vie. Pendant les guerres de Vendée cependant, ses déplacements ont sans doute été plus fréquents, que ce soit pour se cacher ou pour suivre les combats de l’Armée Royale.

Mais, comme je l’ai écrit plus haut, Jacques PINEAU n’a pas quitté la paroisse de Melay.

Il est né à La Métairie de La Halbaudière, qu’il a quitté par la suite pour venir demeurer au Moulin de Cerisier où il est mort.

Ces deux lieux ne sont guère distants de plus d’un kilomètre…


Question 11 – Comment se déplaçait-il ?

Jacques PINEAU, comme la plupart de mes ancêtres, se déplaçait principalement à pied. Pour certains travaux des champs ou pour transporter des objets lourds, il devait parfois utiliser une charrette. Celle-ci était tirée par des bœufs – et non par des chevaux, rares et chers.

Et pour finir ces préoccupations géographiques, rien de mieux que ce poème, dans lequel une simple charrette de paysans est transcendée par la plume énigmatique de son auteur, Henry CORMEAU, poète des Mauges, et nous ouvre les portes de là-haut(En ce moment, il nous faut bien à nous aussi du voyage sans bouger…)

ROULIS DE CHARRETTE

Cahin-caha, dans son cahot,

La charrette roule là-haut.

Depuis Octobre et les semailles,

Elle dormait sous un hangar.

Le fermier tançait les marmailles,

Qui jouaient dessus sans égard.

Les boeufs dès que s’ouvrait leur grange,

La sentaient d’un vague regard,

Avec un beuglement étrange.

Cahin-caha, dans son cahot,

La charrette roule là-haut.

Sur le coteau la métairie,

Les prés au bas, les champs autour.

La crèche est vide à l’écurie.

La porte close à double tour.

Les faucheurs, la fenaison faite,

De sa charge, à chaque retour,

Bourrent les greniers jusqu’au faîte.

Cahin-caha dans son cahot,

La charrette roule là-haut.

Au pas des bœufs qui l’ont reprise,

Elle berce, – avec des sursauts, –

Les jeunes métayers que grise

L’âcre odeur des foins en monceaux.

La paysanne songe aux mères,

Le fermier cause de berceaux :

Leurs yeux se narrent des chimères,

Cahin-caha, dans son cahot,

La charrette roule là-haut.

Henry Cormeau.


Notes, Sources et Liens

Voir l’original du poème d’Henry Cormeau (1866-1929) dans Gallica – La Revue illustrée de Bretagne et d’Anjou, page 18.

Photo – Une famille de paysans et un couple de bœufs attelés à une charrette, Drain (49) – Collection iconographique – AD49 –

2 réflexions sur “Jacques PINEAU, Soldat Vendéen – #Genealogie30 (Épisodes 9 à 11)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.