Jacques PINEAU, soldat vendéen – #Genealogie30 (épisodes 1 à 4)

Voici un joli challenge proposé par Sophie Boudarel. Peut-être va-t-il me permettre d’en savoir davantage sur Jacques PINEAU, l’un de mes ancêtres vendéens…?


1- Est-ce que j’ai toutes les informations sur sa naissance ? son baptême ? Qui étaient ses parrains ? marraines ?

Jacques PINEAU, ou plus exactement Jacques François PINEAU, fut baptisé le lendemain de sa naissance, le 21 février 1758. Il était né en plein coeur de l’hiver, à la métairie de La Halbaudière, à Melay.

Acte de baptême de Jacques François PINEAU – (AD49)

Le vingt et unieme jour de feuvrier mil sept cent cinquante et huit a été baptizé par nous soussigné Jacque François né d’hier fils de Jean PINEAU métayer à La Halbaudière et de Louise BERJON son épouse, a été parain Jean HUDON garçon et cousin issu de germain du père de l’enfant, et maraine Jeanne OGERON fille et cousine issue de germain de la mère de l’enfant, tous de cette paroisse qui ne sçavent signer.
Signé Hayer, vicaire.

Le parrain et la marraine de  Jacques François étaient donc des cousins issus de germains de ses parents. Jean HUDON, était fils de Simon HUDON, un meunier de Melay, et de Marie PINEAU une cousine de son père. Peu de temps après ce baptême, en 1761, il se mariait à Melay avec Renée GRIMAULT.


2- Est-ce que j’ai toutes les informations sur son mariage ? Qui était présent ? Liens de parenté ?

C’est en 1795, alors qu’il est déjà âgé de 37 ans, que Jacques PINEAU épouse Perrine GATÉ, la fille d’un charon de Melay. Ses parents sont déjà morts, avant même les débuts des Guerres de Vendée, Jacques est donc assisté d’un neveu, Jean PINEAU, et de l’un de ses frères, Louis PINEAU.

Le sept septembre mil sept cent quatre vingt quinze nous curé soussigné avons donné la bénédiction nuptiale après la publication canonique des bans faite dans cette église sans aucune opposition à Jacque PINEAU métayer, âgé de trente cinq ans, fils des deffunts Jean PINEAU métayer et Louise BREJEON d’une part et à Perrine GATÉ, âgée de trente cinq ans, fille des deffunts Mathurin GATÉ charon et Perrine DENECHERE ; ont été présens du coté de l’époux, Jean PINEAU metayer son neveu, Louis PINEAU métayer son frère, du côté de l’épouse, Louis GATÉ charon son frère, Jean GACHET tisserand son cousin, tous de cette paroisse, lesquels ont dit ne savoir signer fors les soussignés. (Signé – J. Pineau – Louis Pineau – Jaques PINEAU).


3- Comment s’est déroulé son mariage ?

Si l’un des neveux de Jacques, Jean PINEAU, était présent à son mariage, ce n’est pas le cas de tous ses neveux, hélas ! En effet, trois d’entre eux au moins, tous enfants de son frère Louis, sont morts pendant les Guerres de Vendée.

Le mariage de Jacques et Perrine fut vraisemblablement teinté de chagrin et de tristesse !

D’ailleurs, toutes les familles de Melay sont endeuillées. Il suffit de se reporter quelques mois auparavant dans le registre tenu par le curé Galpin, celui qui a marié Jacques, pour s’en apercevoir.

Ainsi ce curé écrivait, au mois d’août 1794 :

Melay – BMD – An II-1797, vue 40/83 – (AD49)

J’ai fait l’enregistrement le vingt aoust mil sept cent quatre vingt quatorze de ceux qui sont morts de mort violente dans cette paroisse, plus des mes paroissiens qui ont eté massacrés dans les paroisses voisines. Une partie de l’armée catholique ayant passé la Loire quelques jours avant la Toussaint de l’année mil sept cent quatre vingt treize, une grande partie du Poitou, celle de Bretagne, en deçà de la Loire, et celle de l’Anjou en deçà du Layon, ont été abandonnées à la fureur des soldats nationaux et des citoyens, plus cruels que les bêtes les plus féroces, plus barbares que les nations les plus sauvages.

Les blessures de mon ancêtre – Jacques PINEAU a été blessé deux fois – sont sans doute encore vives…

L’heure, certes, est à la joie, mais à la joie contenue, de celle qui n’ose pas faire trop de bruit et tente de rester discrète. Aussi j’imagine qu’il y eut, le soir de ses noces,  un petit air de fête, quelques verres levés, mais… pas de violoneux… (D’ailleurs, le pauvre, comment pourrait-il jouer ?  Il a disparu l’année dernière et le petit Pierre, celui qui devait le remplacer,  n’est pas encore bien au point …!)


4- Est-ce que j’ai toutes les informations sur son décès ? Qui était présent ? Qui a déclaré ? Où a eu lieu l’enterrement ? L’inhumation ?

Jacques PINEAU s’est éteint au matin du 20 avril 1834 à l’âge de 76 ans dans sa maison de Cerisier à Melay où il demeurait sur la fin de sa vie.

Acte de décès de Jacques PINEAU, 21 avril 1834 – (AD49)

Aujourd’hui le vingt et un avril mil huit cent trente quatre à midi par devant nous maire faisant les fonctions d’officier de l’état Civil en la commune de Melay, Arrondissement de Beaupreau, Département de Maine et Loire, sont comparus Jean PINEAU, âgé de soixante quatre ans, métayer, domicilié à La Albaudière en cette commune, et Mathurin PINEAU, journailler, âgé de cinquante quatre ans, domicilié à Chemillé, lesquel nous ont declaré que hier matin, à Serisier en cette commune est dédédé Jacques PINEAU bordier, âgé de soixante seize ans, fils de deffunts Jean PINEAU et de Louise BREGEON, veuf de Perrine GÂTÉ, un declarant à declaré savoir signer avec nous le presant acte et l’autre declarant a declaré ne savoir signer après leur avoir donné lecture.

La déclaration du décès n’est pas faite par son fils, métayer à La Basse Brosse, pas très loin de Cerisier, mais par deux « PINEAU », certainement des neveux ou des cousins. L’inhumation aura lieu, bien évidemment, au cimetière de Melay.


A suivre…

3 réflexions sur “Jacques PINEAU, soldat vendéen – #Genealogie30 (épisodes 1 à 4)

  1. Re ma cousine… du côté de ma grand-mère paternelle, je remonte aux mêmes ancêtres Pineau que vous et votre soldat vendéen : Mathurin l’aîné 1634-1716,
    Pierre 1610-1651, Perrine Fouyneau fille de Jehan et Hélène Davy 1590 et celle-ci est décédée le 31-12-1653 à Melay (68 ans ?), j’ai vu que vous n’aviez pas trouvé son décès.
    Louis 1585-1635-1639 et Perrine Girard 1585-1653,

    Bon confinement que vous ne devez pas pouvoir faire étant donné votre profession, alors bon courage.

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  2. Tout lu sur vos recherches du soldat vendéen votre ancêtre. Notre Mathurin commun (1634-1716 Melay) eut deux femmes : la 1ère Perrine Baranger dont vous descendez ; la 2ème Jeanne CHATEAU qu’il épousa le 04-02-1682 à Melay (1655-18-04-1710 Melay) dont je descends par son fils Louis (22-10-1691 Melay – + avant 1762) x deux fois lui aussi : la 1ère Perrine Houet, mais celle dont je descends est ma N° 185 Marie MOSSET épousée à Cossé le 26-08-1733. Suivent deux générations de Jacques qu’on retrouve tantôt sur Cossé, Coron, Le Voide.

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