Une petite fille traînée par un cheval, Le Plessis-Grammoire (1652)

Le dix juillet 1652, une petite fille, Catherine FELON, est enterrée dans l’église Saint-Etienne du Plessis-Grammoire. Sa mort est si cruelle que le curé a notifié les circonstances de son décès. Attachée par son cordeau à un cheval, la petite a été traînée à travers champs jusqu’à ce que la mort s’ensuive…

Le dixiesme jour de juin 1652 feut ensepulturé le corps de Chaterine FELON en l’Eglise du Plessis aagée de 10 ans, laquelle FELON feut tirée par un cheval qui la trena par les champs estant atacher de son cordeau au tour du corps de la dite FELON, ainssy mourut de ce genre de mort.

Il est difficile de reconstituer les véritables circonstances de l’accident et l’on peut se demander ce que faisait une si petite fille avec un cheval. Contrairement à ce que l’on peut penser, les chevaux tels que nous les connaissons aujourd’hui étaient très rares ; la plupart étaient des chevaux de trait et,  si l’on en croit les témoignages actuels, mener un cheval au cordeau, qui plus est un cheval de trait, est très difficile. Il faut plusieurs années d’entraînement avant de maîtriser véritablement le cheval. De plus, ces chevaux sont énormes… Rien d’étonnant à ce que la petite Catherine ait perdu le contrôle d’une pareille bête !

Il n’est pas non plus aisé de retrouver à qui appartient cette petite fille, les registres de baptêmes du Plessis étant lacunaires pour les années 1640 à 1646. Malgré tout, il y a de fortes chances pour qu’elle soit la fille de Guillaume FELON et de Catherine ERNAULT qui s’étaient mariés en 1640. Je n’ai pas retrouvé son baptême et la filiation reste incertaine mais les dates, les lieux et le prénom correspondent, quant à la famille FELON, vous en entendrez bientôt parler à nouveau…

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3 réflexions sur “Une petite fille traînée par un cheval, Le Plessis-Grammoire (1652)

  1. Les Felon du Plessis-Grammoire, sont miens par Marie Felon fille de Laurent Felon laboureur et de Michelle Feré,qui épouse à Villevêque le 23 6 1624 Pierre Estrie du mestier de tonnelier,fils de Jean Estrie et de Jeanne Boutreux,du lieu de ….,paroisse de St Sylvain,(vue 36).

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  2. Dans les années 1930 maman (à peine 10 ans) prenait soin du cheval avec lequel son père, boucher, faisait les tournées. Il était borgne et les commis lui faisaient toujours des tas de misères. Il était donc préférable de l’approcher du côté de son bon œil pour lui montrer qu’on ne lui voulait pas de mal. Un jour elle est venue du mauvais côté et il l’a mordue. Elle a eu de la chance que cette fillette n’a pas eu. Mais c’est pour dire que les très jeunes enfants, même au début du 20e siècle, n’avaient pas le choix mais de faire ce qu’on leur demandait.

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