Consanguin au 4ème degré… La belle affaire !

René MAQUIN (1701-1765), Métayer de La Boulinière, La Jumellière (49)

Il y a exactement 252 ans, le 9 décembre 1765 décédait à La Jumellière, René MAQUIN, métayer de La Boulinière, veuf de Mathurine CESBRON décédée … 40 ans auparavant, le 7 juin 1735 ! Étrange que René MAQUIN ne se soit pas remarié … Sans doute cela m’a-t-il échappé… Petite vérification rapide sur Geneanet, on ne sait jamais…

Rien ! Je trouve bien un mariage qui unit René MAQUIN à Jeanne GADRAS en 1740 à La Jumellière, mais c’est une erreur. Il est cependant le beau-père de cette Jeanne GADRAS, fille d’un premier mariage de sa femme, qui se marie en réalité en 1743 avec Jacques PAPIN. Cet acte nous vaut la signature de René MAQUIN, bien évidemment présent audit mariage.

Signature de René MAQUIN, 1743, La Jumellière.

René MACQUIN quant à lui s’était marié le 17 novembre 1722. Pour se faire, il avait dû demander une dispense de consanguinité au 4ème degré. A ce sujet, j’ai enfin trouvé un tableau clair et pratique pour visualiser correctement ce degré de parenté.

Ainsi, René MAQUIN et Mathurine CESBRON étaient arrière petits cousins (on dit aussi parfois, petits-petits-cousins), c’est-à-dire qu l’un des arrières arrières grands parents de René MAQUIN était le même que l’un des arrières-arrières grands parents de Mathurine CESBRON. Je n’ai pas suffisamment de « recul »  (Je peux seulement remonter aux arrières-grands-parents) pour identifier cet ancêtre commun, dommage ! Quoi qu’il en soit, cette consanguinité au 4ème degré m’apparaît comme bien lointaine… Et je comprends pourquoi les dispenses étaient si nombreuses : difficile en effet dans certains petits villages de ne pas avoir d’ancêtres en commun quand on remonte aussi loin !


Les actes

  • Acte de décès de René MAQUIN, le 9 décembre 1765 à La Jumellière.

L’an mil sept cent soixante cinq et ce neuviesme jour de decembre, nous curé soussigné avons inhumé dans le cimetiere de cette paroisse le corps de René MAQUIN métayer à La Boutinière, mort hier, agé d’environ soixante quatre ans, en présence de René Le BOURG maitre d’école qui a signé et de Louis BENARD sacriste illeteré de ce enquis.

  • Acte de mariage de René MAQUIN avec Mathurine CESBRON le 20 juin 1730 à La Jumellière.

Le vingt juin mil sept cens trente après les publications faictes en cette église par trois différens jours et dimanches et fetes au prones de notre grande messe et ayant obtenu de Monsieur LEGOVELLO vicaire général, dispense du quatrieme degré de consanguinité en datte du neuf juin signé LE GOVELLO vicaire général, ne s’estant trouvé aucune opposition j’ay curé de ceans fiancé et épousé René MAQUIN fils de défunt Jean MAQUIN et de défunte Marie BLOUIN, présent et acceptans René BLOUIN métayer son oncle et curateur, Jean MACQUIN son frère de la paroisse de Bourgneuf, Jean BEDOUIINEAU beau frère, Jean BLOUIN cousin germain d’une part, et Mathurine CESBRON, veuve de défunt Louis GADRAS, présens et acceptant, Mathurin CESBRON son père, Mathurin et Thomas CESBRON ses frères, Jacques PAIZOT beau père, et Me Pierre CHARBONIER marchand son neveu, et autres soussignés, est signé René Maquin, M. Cesbron, J. Paizot, Jean Blouin, P. Cherbonier, J. MArais, et R. Fardeau curé de la Jumelière.


Ascendance

René MAQUIN 1701-1765
|
Marie Charlotte MAQUIN 1731-1799
|
Jean Jacques TIJOU 1759-1802
|
Renée TIJOU 1796-1878
|
Jeanne PINEAU 1820-1894
|
Mathurin Jean NICOLAS 1852-1938
|
Jean Louis NICOLAS 1899-1979
|
Mon père
|
Moi


 

 

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21 réflexions sur “Consanguin au 4ème degré… La belle affaire !

  1. Merci francoise pour ce billet qui me donne de nouveaux éléments pour la propre généalogie 😎… je savais que nous étions cousines généalogiques par les Cesbron mais j’ai l’impression que cela se double voire triple avec les Gadras et les Papin …
    concernant les consanguines, je viens de trouver un couple du côté de ma mère dont le mariage à du être réhabilité 🙄….

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      1. Oui c’est étonnant ce genre de choses … vu le nombre d’enfants je pense qu’il était impossible que ce mariage soit considéré comme caduc ! Les mariés ne savaient pas qu’ils étaient consanguins au 4e degré mais çe que j’aimerai savoir plutôt c’est qui a mis Le bazar en révélant leur degré de parenté … ça je ne sais pas ! Peut être que d’autres généalogistes savent comment cela se savait ?

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        1. Généralement ce sont les curés qui le savaient. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils tenaient des registres ( Non non, ce n’était pas pour que nous, leurs descendants, puissions faire de la généalogie !) Quant à savoir qui les a dénoncés, cela va être compliqué à trouver… Peut-être voir du côté de ceux à qui cela aurait profité…

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        2. J’avais trouvé un cas comme celui là : un couple marié une première fois en 1651, puis remarié en 1663 après demande de dispense de consanguinité et légitimation des enfants nés entre temps. La sœur cadette de l’épouse s’étant elle-même marié en 1663, j’ai supposé que le prêtre avait découvert le lien qui concernant l’ainée en faisant une recherche pour la cadette.

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    1. J’adore cette expression « remué  » de germains ; j’ai l’impression que l’on met des gênes ensemble et que l’on secoue !!!
      Mais je ne savais pas que l’on disait « remué de remué » !

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  2. Les Cesbron de La Jumellière sont miens par Estienne Cesbron ,métayer de La Cigogne »procureur de la Roche des trépassés » époux de Jacquine Pineau(ancêtres à la 11ème génér)
    dont.
    Marin Cesbron laisné époux de Françoise Mautaillé.
    dont descendra.
    Françoise Cesbron ,qui épousera Jean Le Horreau ….

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  3. Je dois cousiner avec plusieurs d’entre vous : M@g, La Drôlesse, par Etienne Cesbron, Mathurine Cesbron (1er x), les Gadras et les Papin. Jeanne Gadras (1725-1785) x Jacques Thomas Papin ont eux aussi eu besoin d’une dispense de consanguinité du 4 au 4 en 1743. Quant à mes grands-parents Turbelier-Durau x 1890 à Angers… ils étaient… cousins germains et mon défunt frère aîné avait obtenu copie de cette dispense. Un vrai bijou !

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      1. Je ne crois pas que c’était encore une contrainte au 4e degré : l’église avait modifié ses règles, auj je crois que c’est entre frère et sœur et que les cousins germains sont autorisés il faudrait vérifier … sinon je suis mal vu le nombre de mariages du côté de ma mere entre cousins issus de germainsou issus issus de germains 😂

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  4. Il faut plutôt lire,sur l’acte de sépulture,du jeudi treizième jour d’avril 1673,dans l’église de La Jumellière.
    Estienne Cesbron, »procureur de la boëte des trépassés »métaier de La Sigogne ,en présence de Marin,Antoine et Jacques ses enfants.
    (La Jumellière St Pierre,BMS 1668-1710-vue 113).

    « La boîte des trépassés « était les fonds constitués des fondations pieuses faites dans les testaments par les défunts,pour dire des messes etc…
    Bénévoles volontaires de la paroisse qui aident les curés à la gestion des fonds,tous comme ceux de la fabrique, dont la boîte des trépassés est une partie. (Blog Mme O Halbert.)

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    1. Oui, en effet. Quand j’étais « petite », j’avais lu « Roche des Trépassés » et je trouvais cela joli… J’ai oublié de le corriger.
      (J’ai mis votre commentaire en ligne pour Etienne CESBRON, métayer d e La Cigogne)

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  5. Précision : chez nous, on dit cousin « remu » de germain et non pas « remué » de germain (pas d’accent dans la prononciation), mais effectivement il y a la notion amusante de remuer les cousins…
    Quant au 4e degré de parenté de cousin d’un même village, voire du même canton, bien évidemment que tout le monde le savait ! Tout le village le savait. Il ne s’agit pas d’une dénonciation mais d’une obligation de demande de dérogation pour les deux fiancés. Aujourd’hui encore, maman, ta tante Rose, 87 ans, connait tous les cousins en remontant jusqu’aux arrières grands parents, et ce des deux côtés de la famille de Neuvy et de Melay. Moi, je ne connais que… mes 70 cousins germains directs, des deux côtés*. Oui, j’ai exactement 70 cousins germains, et je les connais tous. Je ne parle pas de leurs conjoints, ni des petits cousins, ni des cousins r’mu d’germains (dont je ne connais pas la moitié) !
    *Notre grand’mère Rose disait tout simplement qu’elle avait « une douzaine d’enfants et quatre douzaines de petits-enfants » (et le compte était exact et ainsi très facile à mémoriser).

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  6. Pour l’éventuelle dispense des arrière-grands-parents de feuilles d’ardoise, mariage vers 1895, il faudrait envoyer un courriel aux archives diocésaines avec des précisions. Je pense que début 20ème siècle et une autre fois au moins plus récemment, l’église catholique a fait évoluer son droit canon mais je n’ai pu retrouver quelque chose de sûr sur internet. La dispense de mes grands-parents en 1890 venait des archives diocésaines d’Angers et mon grand-père étant devenu célèbre comme organiste dans sa paroisse, et surtout comédien et chanteur les fins de semaines en Anjou, était encore connu à l’époque de l’obtention de la copie de dispense… par le secrétaire des archives. Un de ses successeurs fut même découvert par la suite comme descendant Turbelier par les femmes et donc cousin lointain !

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    1. En réalité le mariage eut lieu en mai 1899 (et mon grand-père naît en octobre de la même année). Sur l’acte de mariage civil, les témoins de la mariée sont le boucher et le forgeron, non parents bien-sûr.
      J’essayerais quand même les archives diocésaines, Qui sait ???

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  7. C’est la législation française qui autorise ou non un mariage consanguin. Avant la Révolution, le droit applicable était celui de l’Eglise (le mariage civil n’existait pas). Aujourd’hui, le Code de droit canonique de l’Eglise Catholique suit, comme le droit civil français, le droit romain pour le mode de calcul de la consanguinité (cf. Wikipedia qui explique cela très clairement).
    Un mariage religieux ne peut être célébré qu’après le mariage civil… Sauf dans la « Petite Eglise ». Mais là, c’est une nouvelle et (très) longue histoire, liée aux guerres de Vendée… qui ont suivies la Révolution. Oh, je m’arrête, je suis intarissable sur ce sujet qui a vu nombre de nos aïeux fusillés ou martyrs…

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