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Joseph FROUIN, Mort pour la France, Poilu de Melay (49)

Joseph Marie François FROUIN (1887-1916)

Joseph Marie François FROUIN naquit à Chemillé le 10 juillet 1887, rue Saint-Gilles. Il était le fils de Joseph Célestin FROUIN, domestique, et d’Adèle Marie Anastasie CAILLEAU.

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Acte de Naissance de Joseph Marie FROUIN, 10 juillet 1887, Chemillé – (AD49)

Fiche Matricule n° 926

Joseph FROUIN devint boulanger. Sa fiche matricule souligne le fait qu’il « sait cuire ». Nul doute que cette compétence devait être très appréciée car fort utile en temps de guerre ! En 1913, il demeurait Rue du Commerce à Chemillé, mais ses parents résidaient à Melay, d’où son nom sur le Monument aux Morts et dans le Livre d’or.

Bien qu’il soit classé dans la première partie de la liste en 1908, en tant que soutien de famille, il accompli son service dès le 8 octobre 1908 dans le 77ème Régiment d’Infanterie. Il devient assez rapidement Caporal et obtient un certificat de bonne conduite avant d’être libéré de ses obligations militaires en 1910.

Mobilisé début août comme tout un chacun, il devient sergent le 27 août 1914 dans le 44ème RI.

Laconiquement, comme à l’accoutumée, il est noté tout simplement sur sa fiche :

Décédé le 17 septembre 1916, ambulance 15/4 secteur H3 (blessures de guerre).

Pour en savoir plus, il faut se reporter à sa fiche Mémoire des Hommes sur laquelle on apprend qu’il est mort à Etinehem dans la Somme. Joseph FROUIN est en effet l’une des innombrables victimes de la meurtrière « Bataille de la Somme », laquelle a duré 5 mois, du 1er juillet 1916 à la fin de novembre 1916 et a fait plus d’un million de morts et de blessés, de part et d’autre de la ligne. Les Alliés ont avancé d’environ 13 km sur un front de 35 km.

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Fiche MdH de Joseph Marie François FROUIN, sergent au 44ème RI.

Inhumation

Il est inhumé à Etinehem (80) [La graphie Etinchem, fréquente, est une erreur suite à une confusion du c et du e. Etinchem n’existe pas.] dans la Somme, dans la Nécropole Nationale « LA COTE-80 ». Sa tombe, individuelle, porte le numéro 327.

Cette Nécropole a été édifié sur le site de l’ancien hôpital où officiait Georges Duhamel. Ce dernier écrira plus tard au sujet de cet hôpital :

« La cote 80, c’est là ! Vous y verrez plus de blessés que vous n’avez de cheveux sur la tête et couler plus de sang qu’il n’y a d’eau dans le canal. Tout ce qui tombe entre Combles et Bouchavennes rapplique ici. » (Georges Duhamel, Civilisation).

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Nécropole Nationale LA COTE 80 ( Source MGenWeb – Photo Jacques Hébert)

JMO du 44è RI

Extrait du 16 septembre 1916.

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Joseph FROUIN, sergent, est déclaré blessé.

Notes, Sources et Liens

  • Acte de Naissance – AD49 – Chemillé – Naissances – 1883-1892, vue 78/168.
  • Fiche matricule – Cholet – 1907 – Registre Matricule – 2, vue 610/703.
  • Fiche MemorialGenWeb. (Fiche à compléter – Demande envoyée le 7/10/2016)
  • Nécropole française de la Cote 80 – Etinehem. ( Voir ici)
  • Fiche Mémoire des Hommes.  (Erreur de matricule sur la fiche Mdh : 936 au lieu de 926. Rectification demandée le 7/10/2016)
  • Fiche Sépulture de Guerre.

11 réflexions sur “Joseph FROUIN, Mort pour la France, Poilu de Melay (49)

  1. Sa fiche militaire indique aussi qu’il est passé ou bien qu’entre la fin de son service et son départ pour la grande boucherie il était considéré comme étant en réserve du 135ème RI d’infanterie avec lequel mon père fut blessé grièvement en juin 1918 et mon oncle fut tué en avril 1918 (voir 6bisruedemessine). A l’approche du 11 novembre, on ne peut que penser à tous ces jeunes hommes disparus ou touchés dans leur chair dont la vie fut écourtée de toutes façons. Parmi les ancêtres de mon père figurent des Frouin mais de St-Hilaire-du-Bois, seraient-ils parents lointains avec ce poilu de Melay ?

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  2. Bonjour
    Joli travail de recherche…. avec la citation de toutes les sources et la vérification de leur bonne transcription sur les sites de références.
    Quelle rigueur !
    J’ai trouvé également ceci dans le livre de Victor Bouyer « Histoire et petites histoires de Melay en Anjou » Éditions HÉRAULT 2005 page 291 et 292 :
    « ………. Le 15 Septembre 1915, le sergent Joseph Frouin, des Forges, a eu une cuisse brisée par un obus alors qu’il combattait avec la 11e compagnie du 44e régiment d’Infanterie dans la Somme.Lui même l’a écrit à ses parents le lendemain disant qu’il allait être évacué sans tarder.Un mois après sa famille était sans nouvelles de lui, ne sachant ce qu’il était devenu.L’avis officiel de sa mort dans l’ambulance le 17 septembre est arrivé chez ses parents le 21 Octobre 1916.
    ….. »
    Renseignements sans doute collectés auprès de la famille par l’historien local ?Petite erreur dans la citation de l’année : lire 15 Septembre 1916 sans doute.
    On imagine la douleur des parents

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    1. Ce témoignage correspond parfaitement aux documents administratifs et plutôt « secs » que j’ai trouvés. Peut-être même que cette lettre existe encore…
      Merci pour toutes ces précisions.

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  3. J’ai trouvé également sur les JMO du 44è RI à la date du 16 septembre 1916, la mention du nom de « FROUIN Joseph », sergent, blessé ce jour-là.
    (Je vais mettre l’article ci-dessus à jour avec une copie d’écran des JMO).

    J'aime

  4. Rares sont les noms des blessés ou morts dans le JMO du 135ème RI sauf si vraiment les hommes sont hauts dans les grades. Le jour où mon oncle Alexis Turbelier décéda rien n’était spécifié… Bravo pour le script de l’époque et bravo pour votre trouvaille. Les parents ont donc attendu un mois la mauvaise nouvelle.

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    1. Bonjour

      Effectivement : retrouver le nom d’un de ses ancêtres cité dans un JMO semble plutôt rare pour un homme de troupe.
      Mais cela arrive quelques fois même par exemple a l’occasion de mes recherches sur le jeune frère de mon grand père (coté maternel) j’ai pu trouvé ce genre de page sur un JMO.
      Barbier Lèopold François – Inscription Liste des disparus – JMO du 29eme Bataillon de Chasseurs a Pieds -Cote 26 N 826/17 Page 67 Vue 75/113 Permalien : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/e00527e53426037e/56b9fa875622f .
      J’ai vu également dans un article du blog de Jérome Malhache
      http://blog.myheritage.fr/2016/10/centenaire-14-18-les-morts-pour-la-france/
      Une synthèse sur toutes les recherches que l’on peut faire sur un mort pour la france .
      Très clair et pédagogique.
      Il cite une source qui est rarement exploitée : le jugement.
      Pour information

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  5. Merci de ce dernier commentaire. Je n’ai pas eu besoin de consulter un jugement pour ma famille ; en effet, mon père (futur beau-frère de mon oncle) fut prévenu par l’aumônier, dont j’ai retrouvé le nom (grâce aux correspondances gardées par ma mère). Mon père assista à la première inhumation de mon oncle et mes parents (en voyage de noce) assistèrent à l’exhumation en février 1920. Le corps a été transporté dans la nécropole de Montdidier où nous sommes plusieurs à nous être rendus à différentes reprises. A noter que les croix de cette nécropole sont souvent abîmées, les fers apparaissent avec les intempéries au travers du béton. Signalement a été fait à la sortie dans le livre destiné aux constatations des visiteurs. Mais ce serait sûrement un important travail et un coût important aussi.

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