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Un joli prénom pour une ancêtre insaisissable…

Avoie BAUDRY (vers 1580-avant 1636, Angers)

Avoie BAUDRY est l’une de mes ancêtres à la 14è génération (sosa 15689). C’est une ascendante de ma grand-mère maternelle (branche CHAIGNON).

 Le prénom Avoie

Ce joli prénom, orthographié également Avoye, ou même encore parfois Avaye, trouve son origine dans celui d’une sainte, vierge et martyre, liée à sainte Ursule. Son histoire est racontée ici. On trouve des traces de cette martyre en Bretagne, notamment à Pluneret, et à Paris.

En Anjou, Célestin Port cite également :

– Une chapelle Sainte-Avoie,  sur la commune de St-Rémy-en-Mauges, près le Grand Perray et les moulins de la Voie.

– Une ferme nommée Sainte-Avoie, située sur la commune de Saint-Sylvain, près le Grand et le Petit-Perray (Cassini) – En est sieur n. h. Philippe de Chérité 1642. [ C. Port, Dict. Anjou, p. 348] (Je n’ai pas localisé ce lieu…).

Je n’ai qu’une seule ancêtre directe portant ce prénom, cependant un certain nombre d’Avoie sont dans mon arbre. Les voici :

  • Avoie DAVOUST, baptisée vers 1660 aux alentours de Baugé, fille de Pierre DAVOUST et de Madelaine GUYTOIS.
  • Avoie GOURAND baptisée en 1644 à Seiches-sur-le-Loir, mariée à René VIGAN.
  • Avoie THOISNAULT, baptisée vers 1630, qui épousa à Sarrigné en 1655, Michel BARDOUL.

 

Un décès introuvable…

Je ne connais Avoie BAUDRY qu’à travers les actes de mariage de ses enfants. Épouse de Jean REINE, elle était déjà décédée en 1636 lorsque l’un de ses fils, René REINE, épouse Perrine GRENON. Le mariage est célébré à Angers, paroisse Saint-Maurille. Les époux sont alors  « tous deux demeurant en la maison de Mademoiselle DE LA LANDE DU CRESPY ».

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Le sixième jour de juillet, l’an mil six cent trente et six, ont esté espousés en ceste église par le curé soubz signé, René RAINE fils de Jehan RAYNE et de déffunte Avoie BAUDRY, et Perrine GRENON fille de défunt Jehan GRENON et de Perrine LE BRETON, tous deux demeurants en la maison de Mademoiselle de La LANDE de CRESPY en ceste paroisse, le  tout après les trois publications ordinaires en présence et du consentement des parents de part et d’autre sur les dix heures du matin lesquels RAINE et GRENON ont dit ne scavoir signer.

Cette Mademoiselle, chez qui demeure les époux avant leur mariage (à quel titre, je l’ignore…), est sans nul doute Françoise BROSSAYS, présente à leur mariage, qui signe. Elle est veuve de Julien de Crespy, sieur de La Lande, vivant maître des comptes de la Chambre de Bretagne. Elle est également la marraine de René REINE, premier enfant du couple, baptisé le 25 avril 1637  à Angers, paroisse Saint-Pierre. [Pour en savoir plus sur la famille De Crespy]

Je retrouve René REINE et Perrine GRENON installés, dès 1637, au village d’Empiré où ils sont vignerons. Ce village dépendait tout d’abord de la paroisse Saint-Pierre d’Angers, puis de celle de Sainte-Gemmes-sur-Loire, comme le précise C. Port :

Empiré (village) – Nommé également le Piré. Situé à l’angle formé par le confluent du Maine et de la Loire au sud d’Angers, entre Bouchemaine et Saint-Gemme-sur-Loire. Situé sur cette dernière paroisse, mais auparavant sur la paroisse d’Angers Saint-Pierre.

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Le village d’Empiré sis autrefois sur la paroisse Saint-Pierre d’Angers (Cassini)

Quelques années plus tard, un second fils d’Avoie BAUDRY, Mathurin REINE, se marie. Le 29 janvier 1641, il épouse à Angers Saint-Maurille, Madelaine GIRONDIERE, fille d’un maître tanneur. Mathurin REINE n’est pas vigneron comme son frère, mais maître barbier (synonyme à l’époque de chirurgien) et demeure en la paroisse de Saint Michel du Tertre à Angers.

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Mariage de Mathurin REINE et de Madeleine GIRONDIERE à Angers, paroisse Saint-Maurille, 21 janvier 1641- (AD49)

Le vingt ungiesme jour de janvier mil six cent quarante ung ont esté espousés par moy curé soubz signé Mestre Mathurin RAYNE Me barbier demeurant en la paroisse de St Michel du Tertre, fils de honneste homme Jehan RAYNE et d’Avoie BAUDRY / et honneste fille Madelaine GIRONDIERE fille de deffunt honneste homme Jehan GIRONDIERE vivant marchant tanneur, ladite Madelaine demeurant à presant en cette paroisse en la maison de Monsieur de Beaumont, conseiller. Ont esté present lesdits Jean RAYNE et Jullienne JOUET, père et mère, et lesdits soubz signer.

Voici la signature du second fils d’Avoie BAUDRY, Mathurin REINE qui signe au bas de son acte de mariage. Ce dernier aura plusieurs enfants, dont je n’ai pas encore retrouvé les baptêmes. L’un d’entre eux, Mathurin REINE, sera prêtre ; un autre, François REINE,  épousera en 1672 Renée GUILLOUST, il sera maître barbier comme son père.

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Signature de Mathurin REINE, 21 janvier 1641, Angers Saint Maurille- (AD49)

 

De paroisse en paroisse…

Mais si j’ai découvert quelques traces des enfants et petits enfants d’Avoie BAUDRY, je ne sais où chercher son acte de décès… Ses descendants s’éparpillent sur les différentes paroisses d’Angers, Saint Pierre, Saint Maurille, Saint-Michel-du-Tertre, Saint-Samson… J’ai vraiment l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin ! Ce sont des centaines de pages de registres, des milliers d’actes qu’il me faudrait parcourir… Heureusement mes ancêtres ne sont pas tous originaires d’une grande ville et chercher dans un petit village est nettement plus confortable ! Certes il existe parfois des répertoires, soient annuels, soit alphabétiques, mais, quand ils existent, ils ne sont pas toujours fiables à cent pour cent… En fait, j’y ai souvent relevé des erreurs et rien ne remplace la –  longue – lecture assidue des actes… Bref, après des heures et des heures de recherches, j’ai décidé de cesser pour l’instant de chercher l’acte de décès d’Avoie BAUDRY… Mais peut-être le trouverai-je un jour par hasard…

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Descendance d’Avoie BAUDRY. (Je descends du vigneron…!)

Dans mon arbre :

 


Sources, notes et liens

13 réflexions sur “Un joli prénom pour une ancêtre insaisissable…

  1. -René Vigan pontonnier de Matheflon,veuf de Avoie Gourand,se remarie à Marcé le 8 5 1679 avec Jeanne Godivier .(mes ancêtres -sosa 402- Génér 9.)
    -Pour moi: la famille Thoisnault de Corné,alliée aux Destriché aux Bardoul etc…

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  2. Ce prénom atypique m’était tout à fait inconnu… Je découvre ! peut-être était-il plus connu dans la région de Corzé pas pour autant courant à cette époque! Courage.

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  3. Ah, voilà qui éclaire un petit mystère que je ne parvenais pas à résoudre. J’ai dans mes ancêtres une Avoie Pillier baptisée en 1638 à Charchigné (Mayenne) dont le prénom subit des modifications suivant les actes : Anoie, Anoize, Ambroise…
    Merci pour ces précisions.

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    1. Il y a dix jours, j’ai visité une expo d’une amie artiste, expo située dans la chapelle Notre Dame du Loc à St-Avé près de Vannes. Je découvre seulement ce jour que St-Avé c’est aussi votre Avoye. Cette chapelle du 15ème siècle est magnifiquement restaurée et un certain nombre de statues sont aussi classées. Malgré les expos, elle reste cependant le lieu de plusieurs cérémonies religieuses dont, m’a-t-on dit, un pardon. Si certains lecteurs passent par là, l’expo actuelle en permet l’ouverture jusqu’à fin septembre.

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  4. En listant tous les mariages de Saint Martin du Puy (58), j’ai trouvé un AVOYE CRESSON, originaire de Val Saint Germain (91) vers 1800. Son fils Jules y est né le 15-12-1819.
    Dans le cas présent, il s’agit d’un homme.

    Bien cordialement,
    Michel DECENEUX

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  5. J’ai dans mon arbre une Marie Avoie Lefebvre baptisée à l’église Notre-Dame de Versailles le 4 octobre 1739 et dont la marraine est Marie Avoie Le Menu fille d’un bourgeois de Versailles. Elle épouse toujours à Notre-Dame de Versailles en 1768 Etienne Marcel de Saint-Gilles. Elle décède en 1769 peu après avoir mis au monde une petite fille.
    Katherine Simon

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  6. -Voir page 349- lettre V.
    -A Saint-Rémy en Mauges, la chapelle de Sainte Avoye,dont la construction remonte au XVI e siècle.Elle abrita toujours une statue de Sainte Avoye etc….

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