V comme VAUGOYAU

Treize branches de VAUGOYAU dans mon arbre sur Geneanet, je crois qu’il y a du ménage à faire ! Parmi les trois branches qui font partie de mes ancêtres directs, voici celle de Jean VAUGOYAU, sellier de son état (voir à la fin de l’article) et paroissien de Villevêque.

Marchand sellierJean VAUGOYAU

(~ 1570- ~ 1626)

Sellier

Villevêque (49)

Génération 13 – Sosas  6174 – 7738

  • Né vers 1570, Villevêque (49).
  • Décédé entre le 1er septembre 1625 et le 18 octobre 1626, Villevêque (49).
  • Sellier.
  •  Marié ~ 1595 avec Louise GILBERT (~1570- avant 1629) dont

1– Urbaine VAUGOYAU ~1604

2- Maurille VAUGOYAU 1600

3- Louise VAUGOYAU 1598

4- René VAUGOYAU maître sellier 1605 

5- Martine VAUGOYAU 1610


Les enfants VAUGOYAU

J’ai retrouvé plusieurs actes de mariage des enfants de Jean VAUGOYAU et Louise GILBERT.

René VAUGOYAU (~ 1605 – )

L’acte de mariage le plus ancien est celui de René VAUGOYAU, le 30 janvier 1629, à Angers, paroisse Saint-Pierre, avec Catherine SALÉ, fille d’un marchand cordonnier.

VAUGOYAU René et SALÉ Catherine - M - 30 janvier 1629 - Angers Saint Pierre
Acte de mariage de René VAUGOYAU et de Catherine SALÉ, 30 janvier 1629, Angers, paroisse Saint-Pierre – (AD49 – Angers Saint-Pierre, BMS 1488-1668, vue 277/1014)

 

Le 30 jour janvier 1629 Maistre René VOGOYAU marchand fils de défunt René VOGOYAU et defuncte Loyse GILBERT paroissiens de Villevesque d’une part et de l’autre Catherine SALÉ fille de defunt Jullien SALÉ vivant marchand cordonier et de Magdelaine BOUYNEAU paroissiens de cette paroisse, ont contracté maraige par parole de présent et receu bénédicition nuptiale, present Maistre Pierre GILBERT oncle dudit VOGOYAU, Maurille VOGOYAU frère, Jean MERLET parain de la fille, Mathurin LE HUCHE cousin de ladicte et Mathurin JOUET.

Notons au passage, sur ce très bel acte,  la graphie VOGOYAU et une petite erreur sur le prénom du père (René au lieu de Jean). On y apprend par ailleurs le décès de Jean VAUGOYAU père et de sa femme, Louise GILBERT, avant 1629, ainsi que l’existence de Maurille VAUGOYAU, frère. Les deux fils VAUGOYAU savent signer.

Le premier enfant du couple, Martine, naît l’année suivante à Villevêque. Elle a pour marraine sa tante, Martine VAUGOYAU. René VAUGOYAU exerçait le même métier que son père et est qualifié plusieurs fois de maître sellier. Il savait signer.

VAUGOYAU René - 1620-Villevêque
Signature de René VAUGOYAU, 1620, Villevêque – (AD49)

Urbaine VAUGOYAU (~ 1604 – 1691 )

Urbaine VAUGOYAU se marie en 1632 à Pellouailles avec Michel REPUSSARD. On retrouve au bas de leur acte de mariage, bien qu’il ne soit pas nommé expressément, la signature de Maurille VAUGOYAU, son frère.

VAUGOYAU Maurille - 1632
Acte de mariage de Michel REPUSSARD et Urbaine VAUGOYAU, 2 août 1632, Pellouailles – (AD49)

Le deuxiesme jour d’aoust mil six centz trante et deux fut célébré en l’église de Pellouailles le mariage de Michel REPUSSARD filz de feu Michel REPUSSARD et Symphorienne LE BAILLIF ses père et mère et d’Urbanne VAUGOYAU fille de feu Jehan VAUGOYAU et Loyse GILLEBERT ses père et mère, ledit REPUSSARD de la paroisse de Villevêque et ladite VAUGOYAU de ceste paroisse de Pelleoïlle en présence de messire Urban DECORCE prestre, Guillaume DECORCE et Jehan REPUSSARD par moy soubz signé avec les tesmoings cy dessus desnommez.

Urbaine aura cinq enfants dont deux sont mes descendants directs. Elle meurt à Villevêque en 1691, sans doute au Bois Simon où elle vivait avec son mari, âgée de 87 ans.


Martine VAUGOYAU (~ 1603 – 1670)

La plus jeune des filles de Jean VAUGOYAU se marie à Villevêque en 1635 avec Benoît ROGUES.

Acte de mariage de Martine VAUGOYAU avec Benoît ROGUE, signatures au bas de l'acte, 10 juillet 1633-Villevêque
Signatures au bas de l’acte de mariage de Martine VAUGOYAU avec Benoît ROGUE, , 10 juillet 1633, Villevêque – (AD49)

Le dixiesme juillet 1633 en l’église de Villevesque devant je prestre soussigné, sur les quatre à cinq heures du matin a esté célébré le mariage de Benoist ROGUES fils de Louis ROGUES et de deffuncte Jehanne LE BAILLIF avecque Martine VAUGOYAU fille de deffunctz Jehan VAUGOYAU et Louyse GILBERT après que les solempnités a ce requis ont esté deument observées et que personne ne s’y soit opposé, aussi que trois bans s’y soient faict en l’église de ceans, ledit mariage faict en présence et du consentement de Louis et Louis les ROGUES père et frère du dit Benoist, et encore de Pierre GILBERT oncle de ladite VAUGOYAU, Maurice VAUGOYAU frère propre de ladite VAUGOYAU, et encore en présence de maistre Urban DECORCE prestre chappelain en la Chapelle de [?] en l’église dudit Villevesque.

 Benoît ROGUE est tonnelier au bourg de Villevêque. Ils auront au moins 4 enfants…


Louise VAUGOYAU (~1598 – ?)

Une autre fille de Jean VAUGOYAU apparaît, citée comme marraine dans les registres de baptêmes de Villevêque, il s’agit de Louise VAUGOYAU. Elles s’était mariée vers 1618 avec Etienne HAMARD, meunier du bourg de Villevêque, avec lequel elle aura au moins 4 enfants.

VAUGOYAU René-B-7 mai 1620-Villevêque
Baptême de René HAMART, fils d’Etienne HAMART et de Louise VAUGOYAU, 7 mai 1620, Villevêque – (AD49)

Le septiesme jour de may mil six cent vingt a esté baptizé René fils de Etienne HAMART et Louyze VAUGOYAU son espouse demeurant au bourg de Villevesque, a esté parain René VAUGOYAU marchant sellier, maraine Martine ALLART femme de Pierre GILLEBERT, les parain et maraine aussy demeurant audit bourg dudit Villevesque, laquelle ALLART a dict ne savoyr signer.

Le parrain est son oncle, René VAUGOYAU, qui signe. La marraine est sa grande tante, femme du frère de sa grand-mère.


Maurille VAUGOYAU ( ~ 1600 – ?)

Il sait signer, tout comme son frère René, et est présent aux mariages de ses frères et sœurs, mais je n’ai pas encore retrouvé sa trace.

VAUGOYAU Maurille - 1629 - Angers


Le métier de sellier

Voici, trouvé dans Gallica, un extrait d’un ouvrage très instructif sur l’histoire des selliers et des métiers qui lui sont apparentés. J’ai reproduit l’introduction qui a, pour moi, le mérite de bien clarifier la spécificité de chacune de ces professions. Et si vous voulez en savoir plus, cliquez sur l’image et… lisez !

(Artisans français : étude historique.) Les selliers-carrossiers et les bourreliers  par François Husson, 1903-1906 ( Source Gallica)

L’ouvrier qui garnissait autrefois les selles dont les chapuiseurs faisaient la charpente en bois, était le sellier.  Ce mot vient de selle, issu lui-même du latin sella, de sedere : être assis, par le diminutif fictif sedula. Sellerie provient du mot sellier.

Comme aujourd’hui, celui qui fabriquait les gros harnachements des bêtes de trait des lourdes voitures et des charrettes, était le bourrelier. L’étymologie des mots bourrelier, bourrellerie est beaucoup moins ancienne. Ces deux mots proviennent tout simplement du vieux français : bourrel, amas de laine.

Pour le lormier que nous verrons figurer plus loin, et qui était l’artisan d’un métier d’où sortait les freins, mors et brides, Gaston Paris indique le bas latin lorimarius, qui vient de loramen, dérivé de lorum, lien, courroie. Les lormiers devinrent plus tard les éperonniers.

Enfin, le chapuiseur qui fabriquait la charpente en bois des selles et des bâts, tirait son nom du mot chapuis qui, en vieux français, désignait le charpentier. Chapuiser signifiait couper, tailler, charpenter. Chapuiseur et arçonnier sont identiques. Arçon vient de arcus, arc, à cause de la forme de la pièce de bois cintrée qui fait partie de la selle.

Tous ces métiers et de plus, celui du blasonnier, qui était un ouvrier garnisseur spécial, formaient une seule communauté au temps de Saint Louis, mais avec des statuts séparés.

Armoiries des selliers
Armoiries des SELLIERS : D’azur à un saint Eloi vêtu en évêque, tenant un marteau en sa main dextre, le tout d’or. (Source Gallica, in op.cit.)

 


Descendance de Jean VAUGOYAU jusqu’à mon grand-père maternel Pierre DELAVIGNE

Jean VAUGOYAU ca 1570-1625..1626
|
Urbaine VAUGOYAU ca 1604-1691
|
Symphorienne REPUSSARD 1637-1678
|
Anne BARRÉ 1673-1731
|
Anne JOUBERT 1708-1768
|
Nicolas DELAVIGNE 1745-1794
|
Pierre Louis DELAVIGNE 1780-1848..1884
|
Pierre Jacques DELAVIGNE 1816-1848
|
Pierre DELAVIGNE, propriétaire 1847-1902/
|
Pierre DELAVIGNE 1874-1939
|
Pierre René DELAVIGNE 1913-1982


Vignette

  • Alphabet du petit villageois , A Paris, chez Locard et Davi. 1820. (GallicaBnF)
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5 réflexions sur “V comme VAUGOYAU

  1. Pleins de Vaugoyeau (de Villevêque) aussi chez moi… et des Repussard (et même des Usureau, mais ça c’est une autre histoire…). Mais pas ceux-là ! Les plus anciens sont Jeanne (née vers 1594) épouse Gouion puis Dufossé d’une part et Jean (décédé avant 1624) et son épouse Vigan Perrine (les deux branches n’ayant pas été, pour l’heure, reliée formellement).
    Peut-être les as-tu aussi quelque part dans ton arbre…
    Mélanie – Murmures d’ancêtres

    Aimé par 1 personne

  2. -Le couple Jean Vaugoyau X Perrine Vigan (13 ème génération pour moi) dont descendra Estienne Vaugoyau X Jeanne Sarceau.etc…
    -A noter: Urban Décorce ,sous diacre et chapelain de la chapelle du Crucifix ,qui décédera de peste,(voir votre article sur la peste à Villevêque.)

    Aimé par 1 personne

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