T comme TIJOU

Petite chronique des TIJOU de Chemillé et de ses environs…

 

Jean TIJOU

(~ 1606-1691)

Métayer des Gallachères (Chemillé)

Marchand de carreaux

Sosa  3 168

  • Né vers 1606 – Chemillé-Saint-Pierre (49).
  • Décédé le 11 avril 1691 – Les Galachères, Chemillé-Saint-Pierre , à l’âge de peut-être 85 ans
  • Métayer, Marchand de carreaux.
  • Marié vers 1635 avec Catherine BOUTIN (~1616-1690) dont

1- Mathurine TIJOU  ~1636-1672/

2- Étienne TIJOU, Métayer de La Brechottière  ~1641-1706

3- Étiennette TIJOU  ~1642-1707

4-  Jean Le Jeune TIJOU, Métayer de La Brechottière  ~1647-1712

5- Simon TIJOU ~1647-1721

6- Clémence TIJOU ~1650-1696

4- Jacques TIJOU  ~1660-1722

 


Jean TIJOU

Né aux alentours de 1606, Jean TIJOU fut métayer aux Galachères à Chemillé, paroisse Saint-Pierre, où il décéda le 11 avril 1691, âgé de 85 ans. Sa femme, Catherine BOUTIN était morte l’année précédente, le 30 juin 1690. Bien qu’elle soit nommée Mathurine sur son acte de décès, il ne peut y avoir de doute sur son identité, puisqu’elle est dite « femme de Jean TIJOUL métayer des Gallachères ».

Sur l’acte de mariage de l’un de ses enfants, Jean TIJOU est dit « marchand de carreaux« .

Marchand de careau-la Jumellière -1670-vue 39

Je me demande bien de quels « carreaux » il s’agit… Peut-être de pierres de forme plus ou moins carrées ? Je n’ai pas trouvé plus d’informations à ce sujet pour l’instant.

Ce patronyme, parfois orthographié TIJOUL, mais aussi TIGEOU ou TIGEOUL est surtout usité dans le Maine-et-Loire et son origine est obscure. Petit indice, selon Onillon (Dictionnaire du patois angevin…), « tijou » s’employait comme adverbe et signifiait « toujours », mais cela n’explique pas la présence du ‘l » à la fin du mot…

Les enfants de Jean TIJOU

Jean TIJOU et Catherine BOUTIN eurent au moins sept enfants ; certains d’entre eux restèrent à Chemillé mais d’autres essaimèrent à La Jumellière et à Saint-Lézin.

  • Les TIJOU de Saint-Lézin

Deux enfants TIJOU, Etienne et Jean, métayers,  s’étaient installés à Saint-Lézin, commune limitrophe de Chemillé, non loin des Gallachères.

 1- Etienne TIJOU (~1641-1706) marié une première fois en 1679 avec une fille originaire de Melay, Jeanne CAILLAULT qui décèdera en 1690 quelques jours après son quatrième accouchement, et une seconde fois vers 1692 avec Marie GUILLOT. Cette dernière, veuve à son tour, se remarie en 1708 avec Mathurin GUERIN, également veuf, également mon ancêtre. Marie GUILLOT a ainsi la particularité d’avoir épousé deux de mes ancêtres directs sans pour autant être mon ancêtre…

 2- Jean TIJOU Le Jeune (~1647- 1712) marié en 1676 avec Renée CESBRON, originaire de La Jumellière.

Les deux frères étaient tous les deux métayers à La Brechottière, métairie située non loin des Gallachères sur la commune de Saint-Lézin.

Saint-Lézin- La Brechottière

  • Les TIJOU de La Jumellière

Deux filles de Jean TIJOU s’étaient mariées à La Jumellière où elles vécurent et moururent.

1- Etiennette TIJOU (~1642- 1707) mariée vers 1665 avec Jacques PINEAU, fils de René PINEAU, métayer du Leard à La Jumellière, et de Marie CESBRON.

2-Clémence TIJOU (~1650- 1696) mariée en 1670 avec Pierre PINEAU, frère du précédent.

Les deux frères PINEAU mariés aux filles TIJOU étaient tous deux, comme leur père, métayers du Leard, paroisse de La Jumellière.

La Jumellière-Leard

Les TIJOU de Chemillé Saint-Pierre

1- Mathurine TIJOU mariée vers 1655 avec Simon BAZANTÉ, métayer à Salbœuf.

Chemillé-Salboeuf

 

2- Simon TIJOU ( ~1647-1721) marié une première fois en 1684 avec Marie PINEAU fille de René PINEAU et Lucase MARAIS, et remarié en 1993 avec  Françoise MICHEAU.

3- Jacques TIJOU ( ~1654-après 1706) marié en 1686 avec Mathurine MUSSAULT fille de Jean MUSSAULT et Louise MARAIS, et dont je n’ai retrouvé qu’un seul enfant, Etienne, baptisé à Chemillé en 1688. (Autres enfants ailleurs ?…)


Encore des TIJOU

Un autre TIJOU, Etienne TIJOU, marié à Nicole FARDEAU, bien que vivant également à Chemillé Saint Pierre, ne semble avoir aucun lien avec le couple Jean TIJOU x Catherine BOUTIN dont je descends. Pourtant les prénoms de leurs enfants (Etienne, Catherine, Jacques…) sont similaires.. Il semble y avoir également une possible parenté avec le patronyme BOUTIN… Cette famille TIJOU, contrairement à la précédente qui est plutôt une famille de laboureurs et de métayers, est une famille de tisserands.

L’un des enfants d’Etienne TIJOU et de Nicole FARDEAU, Jacques TIJOU, né vers 1654, savait signer ; ce qui permet de le différencier assez facilement de son homonyme précédent.

TIJOU Jacques - 1678 - Chemillé Saint Pierre

En 1707, l’une de ses filles, Renée TIJOU, issue de son union avec Catherine JAQUET, mettra au monde un enfant né hors mariage. A son corps défendant, son mari, François PICHERY qu’elle a épousé en 1697, est pour lors décédé depuis cinq ou six ans au service de sa Majesté…

Baptême de TIJOU Jacques-Enfant naturel-1707-Chemillé
Acte de baptême de Jacques TIJOU-HUMEAU, enfant naturel, 9 juin 1707, Chemillé Saint-Pierre – (AD49)

Le neuf juin 1707 est né et a eté baptisé par nous prestre soubsigné Jacques fils de Renée TIJOUL veufve de François PICHERY decedé au service de sa Magesté depuis cinq à six ans, reconnu par René HUMEAU estre de son faict, aincy qu’il nous a declaré et signé de son sein, a esté parain Luc LAMBERT et maraine Marie VERGER tous deux de la paroisse.

Renée TIJOU et René HUMEAU légaliseront leur union avant la fin de l’année le 23 décembre 1707. L’acte de mariage ne précise rien de plus quant au décès de François PICHERY… J’aurais bien aimé savoir où il a bien pu mourir…


Descendance de Jean TIJOU jusqu’à mon grand-père paternel Jean NICOLAS.

Jean TIJOU, Métayer des Gallachères ca 1606-1691
|
Étienne TIJOU, Métayer de La Brechottière ca 1641-1706
|
Jacques TIJOU 1686-1747
|
Jean TIJOU 1736-1815
|
Jean Jacques TIJOU 1759-1802
|
Renée TIJOU 1796-1878
|
Jeanne PINEAU 1820-1894
|
Mathurin Jean NICOLAS 1852-1938
|
Jean Louis NICOLAS 1899-1979


Vignette

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11 réflexions sur “T comme TIJOU

  1. Bonjour

    Une petite suggestion :
    Les « carreaux » dont il s’agit son peut être en terre cuite pour le sol .
    « Les Galachéres » au siècle dernier je crois était encore une tuilerie (Sur une carte OSM http://www.openstreetmap.org/#map=15/47.2520/-0.7239 par exemple on voit des lieux dits
    La tuilerie des Galachères ou La Tuilerie)
    Ce qui laisse supposer qu’il y avait des lieux d’extraction de terre a proximité .
    Il serait peut être intéressant de trouver dans la collection « Histoire et petites histoires de Chemillé  » Victor Bouyer (4 tomes) la notice sur ce lieu …….
    D’origine Sarthoise , je me rappelle ma mère disait « laver les carreaux » pour dire passer la serpillière sur le sol de carreaux de terre cuite (ou tomettes) .
    Au plaisir de vous lire encore une fois

    Aimé par 2 people

    1. Merci pour cet éclairage très très intéressant ! Assurément Etienne TIJOU était-il vendeur de carreaux de terre cuite – comme on en faisait beaucoup dans les Mauges- et vous avez trouvé l’élément qui me manquait pour en être certaine. ( Merci pour le lien vers cette carte, très instructive).
      J’attends de pouvoir me procurer les livres de Victor Bouyer, sans doute très utiles, mais peu accessibles, du moins dans le sud où je me trouve…
      Et ma mère dit aussi « laver les carreaux », (et moi aussi, mais comme cela ne m’arrive pas souvent, je l’avais oublié.. !)

      J'aime

      1. Bonjour mon mari né à faye d’Anjou en 1948, a ensuite habité à l’Espérance à Chanzeaux, il se rappelle très bien avoir joué dans la briqueterie des Gallachères dans les années « soixantes ».
        Je prends toujours du plaisir à lire votre excellent blog. Marie-Claude Bobinet Pellerin

        Aimé par 1 personne

        1. Bonsoir,
          Merci pour ce témoignage. Je crois que désormais la preuve est faite : Jean Tijou, l’ancêtre de votre mari, le mien et celui, sans doute, de bien d’autres, vendait donc des carreaux de terre cuite, ce qui, somme toute, est tout à fait logique et plausible.
          Et merci également de me lire,
          Très bonne soirée.

          J'aime

  2. J’ai tout de suite pensé à une tuilerie, comme vous bjc49. Ma mère disait aussi « laver les carreaux » et il m’arrive d’utiliser ce terme vraiment angevin (même si ce ne sont plus des tomettes ou de la terre cuite de l’époque)

    Aimé par 1 personne

  3. – En effet,chaque semaine, « on lavait le carreau à grande eau »(c’est à dire au seau…),avec » le balai de mil « (millet.)
    -Gare aux pieds des meubles…
    -En Anjou, les carreaux de terre cuite des Rairies.(depuis plus de 7 générations.),cette terre ,de couleur ocrée ou rose ,du plus bel effet !
    -Jadis, la petite commune des Rairies, fut l’un des centres majeurs de la terre cuite sur le plan national.

    Aimé par 1 personne

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