GAULARD Adèle-1841-Signature

Les cousins d’Adèle

Dans un article précédent (De la Normandie à l’Anjou), je me demandais ce qui avait bien pu conduire, la mystérieuse Adèle GAULARD, née en Normandie il y a presque 200 ans, à parcourir 150 kilomètres pour venir épouser, aux environs de ses 20 ans, Jacques-Napoléon CHAIGNON, l’arrière-grand-père de ma grand-mère, à Seiches-sur-le-Loir, en Anjou, le 12 juillet 1841.

J’évoquais alors la présence à son mariage de deux de ses cousins qui furent ses témoins :

« Ferdinand LENTAIGNE, ancien fabricant de papier, agé de trente six ans, cousin germain de l’épouse, demeurant à Seiches, et Victor LENTAIGNE, fabricant de papier, agé de vingt cinq ans, cousin issu de germain de l’épouse, demeurant à Morannes »

  • Ferdinand LENTAIGNE, ancien fabricant de papier, 36 ans, cousin germain d’Adèle et demeurant à Seiches.
  • Victor LENTAIGNE, fabricant de papier, 25 ans, cousin issu de germain d’Adèle et demeurant à Morannes.

Dans les registres de Seiches, j’ai trouvé deux actes de décès et un mariage concernant tous les trois les enfants d’un certain François Joseph LENTAIGNE. Fabricant de papier, il demeure à Seiches, au Moulin de Bré, avec son épouse, Elisabeth Renée GAULARD.

  • 15 avril 1808 : acte de décès de François LANTAIGNE, fils de François LANTAIGNE et de Elisabeth GAULARD, agé de 15 ans, décédé de la veille à Bré, né commune de Saint-Barthélémy, département de la Manche.
  • 14 mai 1817 : acte de décès de Elisabeth Louise Françoise LANTAIGNE, fille de François LANTAIGNE et de Elisabeth Renée GAULARD, 28 ans, décédée à Bré, née commune de Saint-Barthélémy, département de la Manche.
  • 11 septembre 1826 : mariage de Marie-Louise LENTAIGNE, 38 ans, avec Alexis GAUTIER. La demoiselle est, bien évidemment, née à Saint-Barthélémy, le six novembre 1791. A son mariage sont présents ses parents, François LENTAIGNE et Elisabeth GAULARD, son frère germain, Frédéric Auguste LENTAIGNE, âgé de trente ans, ainsi que son oncle paternel Louis LENTAIGNE, fabricant de papier demeurant à Morannes et âgé de 58 ans.

Les LENTAIGNE, François-Joseph et Louis sont donc frères et, plus précisément, les frères de la grand-mère d’Adèle, Marie-Jeanne LENTAIGNE. Ils sont les descendants de Denis LENTAIGNE, maître papetier et de Julienne DUPONT, qui eurent, par ailleurs, au moins quatre autres enfants.

Voici un schéma qui résume les relations trouvées à l’aide des actes ci-dessus :

denislentaignematrepapetierxbrouains1753dupontjuli

Mais, me direz-vous, toujours pas de Ferdinand ni de Victor ? De plus, Ferdinand est dit « cousin germain » d’Adèle, or, s’il était le fils de l’un des LENTAIGNE, il serait le cousin de sa mère, et donc, cousin issu de germain… Bien que les degrés de parenté soient souvent fantaisistes, surtout quand il s’agit de cousins et qu’il ne faille pas trop s’y fier, quelque chose me chiffonne… Il ne me reste plus qu’à prendre la direction des registres de Morannes, en espérant y trouver quelques lumières au sujet des cousins d’Adèle…

(A suivre…)


Notes

Louis Marie LANTAIGNE (ou LENTAIGNE) épouse Louise Gillette Henriette POULAIN (ou POULLAIN) le 4 juillet 1797, à Neufboug (50).

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10 réflexions sur “Les cousins d’Adèle

  1. LE MOULIN DE BRE (BRAY) A SEICHES S/LOIR.
    Un moulin à froment à une roue est attesté dès le Xe siècle.L’eau y arrivait par un canal,la boire de Bré,venant du Loir au nord de la Chiquetière,pour se jeter dans la rivière,un peu au-dessous de la porte de Montreuil.
    Il fut transformé en moulin à papier au XVIIe siècle, »le moulin à papier de Bré,chaussées,boires et appartenances d’iceluy »(1615-Le Verger).René Chatelain l’exploitait vers 1618 et,en 1703,Olivier Thérault,qui mourut le 8 janvier 1711.
    Dans les années 1760-1770,le moulin fafriquait cinq mille rames environ de papier,à quatre livres la rame.Besognard de La Bigottière,maître de la manufacture vers 1787,dut suspendre son fonctionnement,qui reprit dans de meilleures conditions.Bré est l’un des quatre moulins en Maine et Loire qui alimentent,en 1802,quatre imprimeurs(2).Sa production passe à douze mille rames »en grosse et belle belle qualité,depuis treize jusqu’à vingt-quatre pouces ».
    D’abord exploité par Joseph Hatterer vers 1844,il passe dans la famille Lanteigne,originaire de Normandie.A la suite de mauvaises affaires,celle-ci cède le moulin à M.Jacques Bilbille-Fayard de Paris,en 1848;il sera loué successivement à des industriels,dont les activités seront décevantes:M.Settier,venu de Suisse,fera banqueroute en 1867,Louis Lepelletier en 1868.Les fils de M.Bilbille,Lucien -Auguste(2) et Jean-Jacques,propriétaires de la papeterie de Gouis,reprendront la fabrication.Il y a du travail et l’entreprise prospère.une vingtaine de ménages,représentant quatre-vingt-treize personnes,et une population nomade besognent même le dimanche.On compte jusqu’à deux cents ouvriers ,avec ceux de Gouis.
    (2) En 1802,il existait en Maine et Loire quatre papeteries :une à Bré,une à Morannes et deux à Chaudron.
    (3) Il sera maire de Seiches,de 1862 à 1869.
    (Seiches S/ Loir en Anjou. Lieu de rencontre avec l’histoire de France. Louis Maucourt.

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  2. « Mon » Louis Napoléon Lentaigne évoqué dans mon commentaire sur le billet précédent était donc bien lié à cette famille ! Il est le fils de Louis Lentaigne et Louise Poullain…
    Au sujet de ce Louis Napoléon, j’ai retrouvé dans un texte, écrit par Henri-Jean Martin, les quelques mots suivants concernant la famille Lentaigne :

    « Cependant durant les années qui avaient suivi son départ de Tillières en 1841, Louis
    Napoléon Lantaigne avait industrialisé les papeteries de Gouis, dans la Sarthe. Fils d’un papetier ambulant, il appartenait à une fratrie nombreuse et active qui s’était donné comme « créneau » de se partager l’industrialisation des moulins à papier français; l’un des frères Lantaigne était même devenu le principal marchand grossiste de papier peint à Paris et un important fournisseur de machines à papier. Lorsqu’il mourut en 1855, sa veuve appela son beau—frère Louis Napoléon à son secours et celui—ci vint s’établir à Paris, dans le quartier de Saint-André-des-Arts où étaient traditionnellement groupés les papetiers de la capitale. »

    Henri-Jean Martin était l’arrière-petit-fils de Marie Louis Agathe Blanche dont Louis Napoléon Lentaigne était le second époux.

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