Baptême de triplés à Joué-Etiau (1649)

Si autrefois les jumeaux sont assez fréquents, il est plus rare de rencontrer des naissances multiples. Voici le premier cas de triplés (ou plutôt de « triplettes » puisque ce sont trois filles) que je rencontre parmi mes ancêtres ! 

Les trois filles de François GODIN (Joué-Etiau – 9 juillet 1649) : une jolie triplette !

Le même jour, le 9 juillet 1649, à Joué-Etiau, furent baptisées trois filles de François GODIN et de sa femme, Louise CESBRON. (Ce couple, que j’ai rattaché depuis peu à mon arbre, remonte pour moi à la douzième générat

Triplettes-1649-Joué-Etiau
Joué-Étiau BMS 1597-1679 – vue 158/379 (AD49)

La première s’appelle Catherine :

« Le neufiesme jour de juillet audit an furent baptizées par moy curé de Joué soubzsigné Catherine fille de François GODIN et de Louyse CESBRON de laquelle a esté parin Jean GIRARD et Catherine CESBRON marene. »

La seconde est prénommée Jeanne :

« Le mesme jour fut baptizée Jeanne fille dudit François GODIN et de la ditte Loysse CESBRON de laquelle a esté parin Jean CESBRON et marenne Jeanne MALNOYER. »

Et enfin, la troisième petite fille, baptisée sous condition, reçoit le joli prénom de Radegonde  :

« Le mesme jour fut baptizée soubz condition Radegondes fille dudit François GODIN et de laditte Louysse CESBRON de laquelle a esté parin René MACÉ et marene Radegondes GODIN es présences des desnomés cy dessoubt, les parins et marennes ne sçavent signer fors ledit René MACÉ. »

Je n’ai trouvé aucune trace de ces trois filles par la suite. Sans doute sont-elles mortes peu après leur naissance… (Les registres de sépulture de Joué-Étiau à cette date n’existent plus.)

De vrais triplés ?

J’ai rencontré quelques autres cas de triplés, mais le phénomène reste cependant très exceptionnel. Le curé ne fait pourtant aucune remarque à ce sujet, à tel point que j’ai pu croire dans un premier temps à un « rattrapage » de baptêmes, ce qui, vu la date, pourrait être plausible. En effet des troubles importants ont lieu dans la région d’Angers aux alentours de ces années-là, mais c’est surtout plus tard, vers 1652. (Voir par exemple mon article « C comme CLOQUET« , dans lequel je raconte l’attaque dont a été victime le presbytère du Plessis-Grammoire en février 1652). D’ailleurs, si cela avait été le cas, le curé en aurait alors certainement fait mention, comme il le fait par ailleurs plusieurs fois quand il baptise certains enfants déjà « âgés » qui ont seulement été ondoyés à la naissance et comme il le fait également dans le baptême d’un enfant de  « réfugiés » qui date, justement, de février 1652. ( Et dont je reparlerai dans le challenge AZ…)

Avant la naissance des triplés, le couple a déjà eu trois filles : Gabrielle en 1641, Mathurine en 1643 (dont je descends) et Françoise en 1646.

Un septième et dernier enfant, (enfin un garçon !), Laurent,  verra le jour en 1655.


Sources, Notes et Liens

Naissance de triplés autrefois, Mode de vie aux 16è et 17è siècles, O. Halbert. [Une mention de triplés en Anjou, Le Louroux-Béconnais.]

– Gutierrez Hector, Houdaille Jacques. Les accouchements multiples dans la France ancienne. In: Population, 38e année, n°3, 1983 pp. 479-490.

Naissance de triplés en 1727, Généalogie facile. [Lieu?]

Naissance de triplés dans le Poitou, Archives Insolites du 86 (28 naissances répertoriées !) et même des quadruplés !

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8 réflexions sur “Baptême de triplés à Joué-Etiau (1649)

    1. Les cérémonies de baptême étaient très codifiées, il ne fallait surtout pas baptiser deux fois un enfant. Mais un enfant non baptisé, c’était encore pire ! La petite Radegonde était sans doute très faible, peut-être même quasiment sans vie, mais le curé la baptise quand même « sous condition »… Plus d’explications très bientôt dans un article, promis !

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  1. Je n’ai rencontré qu’une seule fois des triplés, nés en 1783 à Brens dans l’ain, un garçon et deux filles qui n’ont vécu que trois jours pour les deux premiers et deux semaines pour la troisième ; et deux ans après leur mère, mon sosa 80, a accouché de jumeaux garçons qui ont vécu trois et cinq jours ; je dois dire que je n’ai pas compris tout de suite qu’il s’agissait de triplés en lisant l’acte, c’est quand j’ai vu le nombre de parrains et marraines que cela à fait « tilt » !

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